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Classe Carrefour : Un tremplin pour les jeunes

18 février 2026

par : Joanie Dion

photo : Émilie Auclair, directrice générale du Carrefour de Rouyn-Noranda, et Zachary Gagon, élève de la classe Carrefour. (Photo : Le Citoyen — Joanie Dion)

La classe Carrefour est un lieu où les jeunes sont accompagnés d’enseignants du Centre Élisabeth-Bruyère et d’intervenantes, mais, surtout, un lieu où ils vivent des réussites régulières et développent leur confiance. Un lieu d’apprentissage scolaire, personnel et professionnel, visant le passage à la formation générale des adultes.

Chaque année, une trentaine de jeunes âgés de 15 à 35 ans y trouvent un environnement éducatif à échelle humaine, propice au raccrochage et à la réussite. C’est un modèle de scolarisation adaptée déjà présente dans une vingtaine d’endroits à travers le Québec, mais qui fait son entrée en Abitibi-Témiscamingue par le Carrefour de Rouyn-Noranda.

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« Ici, à la classe Carrefour, on a le privilège d’être capable d’accompagner les jeunes à leur rythme, et c’est ce qui fait toute la différence. On accueille une diversité de gens par groupe d’âge. Par exemple, on a des élèves de 15 ans qui vont côtoyer d’autres élèves qui peuvent avoir 18-19 ans. […] Le ratio d’intervenantes (deux intervenantes pour un maximum de 20 élèves) est assez imbattable. Deux après-midis par semaine, il y a des ateliers avec les jeunes sur la découverte de soi, la découverte de la vie professionnelle, le développement de l’esprit critique et la promotion des saines habitudes de vie », commence d’entrée de jeu Émilie Auclair, directrice générale du Carrefour de Rouyn-Noranda.

C’est également ce que Zachary Gagnon, 17 ans, retient de son parcours dans la classe Carrefour. « Ça m’apporte du soutien. Les intervenantes sont là pour nous. On a aussi les professeurs qui sont là pour nous aider. Il y a aussi les activités d’après-midi qui sont là pour nous aider avec la vie adulte. »

Les groupes étant plus petits, accueillant un maximum de 20 élèves à la fois, le milieu permet un accompagnement personnalisé à l’élève. L’horaire typique d’une semaine de classe diffère également. « Les classes sont beaucoup moins longues. Il y a moins de cours, alors il y a moins d’études à faire et moins de trucs à se souvenir. Les cahiers, en fait, se finissent très rapidement et, à la fin, tu as juste un test », précise Zachary. « Ça m’a aidé avec la confiance. »

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Bistro de la classe Carrefour

Le bistro, accessible en tout temps, permet aux élèves de décompresser et de manger. (Photo : Le Citoyen — Joanie Dion)

« Évidemment, l’anxiété est la maladie du siècle, autant chez les adultes que les jeunes. C’est sûr qu’on a beaucoup de jeunes anxieux à la classe Carrefour. Tu es un jeune anxieux et tu arrives dans un milieu qui est chaleureux, qui est plus petit. On connaît ton nom. Ça, ça aide beaucoup, beaucoup à reprendre confiance, à laisser derrière les mauvaises expériences et repartir sur de bonnes bases », déclare-t-elle.

C’est en partenariat avec le Centre Élisabeth-Bruyère que le tout se concrétise. Les enseignants et les cahiers proviennent du Centre Élisabeth-Bruyère et le fonctionnement, c’est celui à 90 % du Centre. « Mais c’est plus petit. Le groupe est plus petit, puis ils ont congé le vendredi et ils ont deux après-midis par semaine d’ateliers pour se découvrir », nuance Mme Auclair. C’est ainsi que le rôle de la classe Carrefour représente un tremplin vers la formation générale des adultes pour les élèves qui y cheminent.

« C’est [aussi] en collaboration avec le Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda. On n’est pas une affaire alternative à côté. […] Ça prend un centre de services qui est ouvert et qui veut offrir des alternatives. Et c’est ça qu’on est capables d’offrir à la classe Carrefour », renchérit-elle.

Selon Mme Aulair, la classe Carrefour représente un modèle qui gagne à se développer partout et qui laisse sa trace. « Il y a une association des milieux adaptés de scolarisation au Québec et il y a de plus en plus d’études qui se font sur ces modèles-là parce que, justement, il y a des réussites qui se vivent. Parfois, on ne croit pas ça, un jeune qui a été en échec toute sa vie [et que] tout à coup, il a 80 %. […] C’est un modèle qu’il devrait y avoir dans toutes les régions et dans tous les Centres de Services parce que ça fonctionne. »

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Pour en voir des réussites, elle en voit. « C’est incroyable ! […] Il y a des petits miracles qui se passent ici. Les jeunes qui arrivent à la classe Carrefour, ce sont des jeunes qui ont vécu des échecs dans leur parcours scolaire antérieur. Ils arrivent ici avec le modèle et l’environnement qui est offert, qui vont passer leur examen après, au Centre Élisabeth-Bruyère et ils ont des 80, des 70, parfois 90 %. Comme quoi, l’environnement scolaire est un déterminant tellement fort pour la réussite. »

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