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Une pharmacie sur deux dans la région manque de personnel technique

11 février 2026

par : Ricardo Jr Emmanuel

photo : Vu que c’est récent le métier de technicien en pharmacie, la pharmacie Brunet envisagerait pouvoir combler ce poste qui pourrait épauler les pharmaciens dans le suivi des patients, dans l’organisation de notre travail dans le quotidien et aussi dans la formation des employés. | Crédit Photo : Ricardo Jr Emmanuel — Le Citoyen

Suivant les dernières données du Rapport annuel de l'Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ), l’Abitibi-Témiscamingue compte 29 pharmacies communautaires et aurait besoin 16 nouveaux assistants techniques en pharmacie (ATP) et de techniciens en pharmacie (TP) pour répondre aux besoins de la clientèle.

Ces données représentent bien la réalité des pharmaciens propriétaires un peu partout dans la région. « On parle bien des pharmacies communautaires. » Bien que les données au niveau des établissements de santé, dont les hôpitaux, celles des CHSLD n’ont pas été précisées, Marie-Claude Lévesque, pharmacienne propriétaire à la pharmacie Brunet à Rouyn-Noranda, croit que le besoin est aussi criant dans ses milieux.

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C’est donc près d’une pharmacie sur deux dans la région qui manque de personnel technique. Mme Lévesque souligne qu’il y a des opportunités d’emploi dans ce domaine. En moyenne, on retrouve neuf postes techniques par pharmacie communautaire. « Il y a plus de 1900 pharmacies communautaires au Québec, 34 établissements de santé, c’est facile d’avoir un emploi partout au Québec, mais aussi près de chez soi », insiste-t-elle.

Selon elle, ce qui parait être à la base de ce manque de techniciens en pharmacie et d’assistants techniques en pharmacie, ce serait une méconnaissance de ces deux métiers. Car, « c’est une profession qui offre vraiment des horaires qui sont flexibles et qui permet aussi une conciliation travail-famille », souligne-t-elle.

Même si les besoins continuent d’augmenter, Mme Lévesque estime qu’à la pharmacie Brunet, qu’ils ont dû faire preuve de créativité dans les dernières années pour aller recruter des assistants techniques en pharmacie. Pour combler ces besoins criants au niveau des pharmacies, l’Ordre des pharmaciens professionnel du Québec (OPQ) a lancé la phase 2 de la campagne Une bonne dose d’avenir. Cette campagne a pour objectif de vulgariser davantage ces deux métiers peu connus et démontrer aux gens leur importance dans le système de la santé.

Cette nouvelle phase met de l’avant des témoignages vidéo, au moyen d’un important déploiement numérique, afin de présenter la réalité quotidienne des ATP et des TP et de souligner la valeur de leur rôle dans le système de santé.

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« C’est un métier qui gagne à être connu, selon Mme Lévesque c’est une façon aussi pour les gens qui s’intéressent au milieu de la santé de vraiment vivre leur passion dans ce milieu, de travailler au sein d’une équipe composée de gens dynamiques et engagés, d’aider leur communauté. »

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Marie-Claude Lévesque, pharmacienne propriétaire à la pharmacie Brunet à Rouyn-Noranda | Crédit Photo : Photo gracieuseté

Que demandent concrètement ces métiers

Dans la région, on compte des établissements offrant les programmes de formation menant à ces carrières, notamment au Centre de formation professionnelle d’Harricana à Amos. Cette formation s’étend au moins sur 22 mois et permet de développer les compétences pour être assistante technique en pharmacie.

Pour ce qui est de la formation comme technicien en pharmacie, Mme Lévesque précise que c’est assez nouveau comme formation dans le milieu de travail. C’est une formation d’une durée de trois ans au Cégep.

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Au niveau de la formation professionnelle, il faut préalablement compléter certains cours au niveau du secondaire pour s’inscrire au centre de formation professionnelle soit en sciences et technologie de l’environnement ou sciences de l’environnement. « Ce sont les prérequis », précise-t-elle. Le diplôme d’études professionnelles en assistance technique en pharmacie permet d’intégrer rapidement le marché de l’emploi et de travailler au cœur de la relation avec les patients. Pour ce qui est de la formation collégiale, il faut avoir ton diplôme d’études secondaires ou déjà une autre formation collégiale.

Le diplôme d’études collégiales en Techniques de pharmacie, offert au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, permet aux futurs professionnels de coordonner le travail technique, de gérer les approvisionnements et les technologies, et de contribuer davantage à la prise en charge des traitements. Pour les personnes occupant déjà un emploi d’ATP, il est possible de suivre des parcours de reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) permettant d’obtenir un diplôme officiel de TP en misant sur leur expérience et leurs compétences.

Les personnes intéressées peuvent consulter le site web de la campagne www.bonnedosedavenir.ca pour obtenir davantage d’information.

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