Du 3 au 5 février dernier, Destination Abitibi-Témiscamingue 2026 permettait le rassemblement de personnes handicapées et d’intervenants autour d’activités pour rendre possible le réseautage et la création de liens et d’amitiés.
L’événement a donné l’occasion de rassembler près de 200 personnes de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Outaouais et du Nord-du-Québec. « Ça a été un beau succès, une belle rencontre. Je peux dire : mission accomplie ! » déclare Karine Labrie, directrice générale de l’Association régionale de loisirs pour personnes handicapées de l’Abitibi-Témiscamingue (ARLPH-AT).
L’objectif étant de briser l’isolement des personnes handicapées de différentes régions. Les activités à l’honneur ont créé un espace de rencontres et d’amusement. « Ça permet aux gens de rencontrer d’autres personnes, de faire bouger les gens et de les faire sortir, de leur faire voir autre chose. Ça crée des liens. Il y a des gens qui se sont échangé des courriels et des numéros de téléphone », résume Mme Labrie.
Des moments touchants et émouvants ont vu le jour grâce à ces rassemblements, dont certains ont marqué davantage la directrice générale de l’ARLPHA-AT. « Hier après-midi [le 4 février], on s’est mis les 180 personnes toutes ensemble et on a pris une photo. C’était vraiment beau de voir ça. C’était émouvant, les gens étaient contents. [Mais aussi], hier soir, on a fait un party karaoké. Voir les gens danser, chanter, s’amuser, lâcher leur fou, c’était merveilleux ! »
Bien que l’événement ait atteint ses objectifs, il n’en demeure pas moins que chaque année, des défis se posent. Pour l’organisation de Destination Abitibi-Témiscamingue 2026, « les défis sont toujours l’accessibilité. D’abord, de trouver les endroits accessibles ; un hôtel accessible, des restaurants accessibles… notre journée d’hiver : trouver une place où on peut amener tout le monde pour ne laisser personne derrière. […] Par contre, on est rendus bons. On a des petits trucs. On est capables d’adapter et ce n’est plus aussi compliqué que c’était », raconte Karine Labrie.
Un souhait à la suite de ces trois journées ? « J’espère qu’ils s’en souviennent longtemps et que les liens vont durer, qu’ils vont s’être fait de nouveaux amis. » Pour les accompagnateurs qui sont venus discuter entre régions de leurs réalités respectives, le souhait de Mme Labrie est que ce soit « quelque chose qui va rester ».
En somme, le sentiment qui l’habite est la fierté. « Je suis fière de l’événement et de comment il s’est déroulé. Je suis fière que les gens aient embarqué. Je suis fière de montrer que ça se fait, que même si on a des limitations, avec un peu de volonté, on est capables de tout faire. »