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Des activités pour souligner l’apport des personnes afro-descendantes en Abitibi-Témiscamingue

6 février 2026

par : Joanie Dion

photo : Le vernissage de l’exposition Threads of Blessing a attiré une foule hétéroclite. (Photo : Gracieuseté — La Mosaïque interculturelle)

En février, l’histoire des Noirs est mise en évidence à travers le Québec. En Abitibi-Témiscamingue, à Rouyn-Noranda plus précisément, la Mosaïque interculturelle met de l’avant certaines activités afin de découvrir ou redécouvrir certaines voix afro-descendantes.

Que ces personnes viennent d’ailleurs ou du Québec, Jonathan Barrette, chargé de projet en animation à la Mosaïque interculturelle, association d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes en Abitibi-Témiscamingue, spécifie que ce mois est important, car il permet de « souligner l’apport des personnes afro-descendantes dans notre société, à plusieurs niveaux tels qu’économique, mais aussi culturel et social, à montrer toute la richesse apportée par ces personnes. »

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De nombreuses activités ouvertes au grand public auront lieu tout le mois. Jusqu’à la fin de février, une exposition est en cours au café Ô Terrier sur la rue Perreault, sous le titre Threads of Blessing. « On y expose des broderies provenant d’une coopérative de femmes d’Ouganda, en Afrique de l’Est. »

Ce samedi, le 7 février, une soirée de micro ouvert est organisée au Cabaret de la dernière chance, permettant des performances de personnes afro-descendantes. « Il y aura, par exemple, du slam, de la musique, du chant, de la danse, de la poésie. Ça peut être très varié. […] On espère toujours voir de nouveaux talents émerger, d’avoir des surprises, de découvrir des textes d’auteurs qu’on ne connaît pas ou qu’on connaît peu. Par exemple, moi-même, je vais réciter un texte d’un poète haïtien qui est décidé l’an dernier et qui a fait ses marques. Je vais avoir l’un de mes collègues qui va être présent aussi qui va réciter un texte de Dany Laferrière concernant son livre Petit traité sur le racisme. Il y en a d’autres aussi qui vont réciter. Quelqu’un que je connais va réciter un slam. C’est la soirée où on espère accueillir le plus de gens possible. Il y a beaucoup d’intéressés jusqu’à présent. »

Threads of Blessing Ô Terrier

(Gracieuseté — La Mosaïque interculturelle)

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Le 10 février aura le cercle de lecture mensuel de la Mosaïque interculturelle. « Comme toutes les années, notre livre est consacré à une autrice d’origine africaine, d’origine sénégalaise plus précisément. Elle habite au Québec. Le livre s’appelle Le marabout. [Ça se passe] à la bibliothèque municipale [de Rouyn-Noranda] à 19 h. »

Le 16 février, en partenariat avec le Théâtre du Cuivre, aura lieu la diffusion d’un documentaire, titré Au lendemain de l’odyssée, qui raconte l’itinéraire, le trajet de femmes originaires du Nigéria jusqu’en Italie. Comment elles ont été prises en main, accueillies par la communauté où elles se sont retrouvées en Italie. »

Par ailleurs, Jonathan Barrette porte l’attention également sur les activités organisées par Africulture. « On veut s’assurer qu’il n’y ait pas de chevauchement d’activités de leur part et de notre part. » Et permettre la diffusion de voix afro-descendantes le plus possible.

Ainsi, « le 14 février, il y aura une activité à la bibliothèque municipale par Africulture sur Patrice Emry Lumumba. C’est la diffusion d’un documentaire. Il a été le libérateur en quelque sorte de la République Démocratique du Congo (RDC), celui qui a mené à l’indépendance de la RDC. »

« Le 28 février, Africulture et la communauté congolaise de l’Abitibi-Témiscamingue, à la bibliothèque municipale, nous présentent cette fois-ci la fête de la Kwanzaa, qui est une fête dédiée aux personnes afro-descendantes, plus précisément afro-américaines. En fait, ce ne sont pas des activités que l’on organise, mais que je souligne tout de même. »

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Mises de l’avant à la suite de réunion du Comité des Sages, ces activités sont le fruit de discussion entre le directeur de la Mosaïque interculturelle, chargé de projet en animation, Jonathan Barrette, et des représentants de différentes communautés ethnoculturelles à Rouyn-Noranda.

Ce que Jonathan Barrette souhaite que le public retienne à la suite de ces activités, « c’est de vouloir toujours en découvrir davantage sur l’autre, sur sa culture, sur sa nourriture, de ne pas avoir peur de l’autre non plus. Que chaque personne qui vient ici, c’est une richesse. C’est une façon de voyager sans avoir à sortir de chez soi. Que le Québec a toujours été composé de personnes venant d’ailleurs. »

« C’est important aussi de souligner à quel point notre paysage change comme il a toujours changé à Rouyn-Noranda. Je suis historien de formation, donc je peux dire que, dès 1931, cinq ans après la fondation [de la ville], c’était près le tiers de la population qui était d’origine immigrante. Alors, ça a toujours fait partie de notre ADN que d’avoir une telle diversité. En fait, la ville de Rouyn-Noranda était la deuxième ville la plus cosmopolite après la ville de Montréal, et on l’oublie souvent », raconte-t-il.

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