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Vers un nouveau puits d’appoint à Val-d’Or

6 février 2026

par : Christine Morasse

photo : Le conseil municipal de Val-d’Or mise sur le site du chemin des Scouts pour installer son nouveau puits d’appoint. Carte gracieuseté Ville de Val-d’Or

Lors de la séance du conseil municipal tenue le lundi 2 février, la Ville de Val-d’Or a présenté un bilan de la situation concernant la recherche d’un nouveau puits d’appoint.

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Le maire de Val-d’Or, Serge Allard, a profité de la séance du conseil municipal du 2 février pour présenter un bilan de la situation concernant le nouveau puits d’appoint de la Ville. Appuyé d’un visuel, il a expliqué que le nouveau puits d’appoint n’était pas une option, mais bien une nécessité. « Je veux rassurer tout le monde. On ne manque pas d’eau à Val-d’Or. Le puits principal suffit largement à la demande. Mais il faut s’assurer qu’en cas d’urgence, nous puissions faire appel à un puits d’appoint », résume M. Allard.

Chemin des Scouts

Les études hydrogéologiques réalisées en 2024 et 2025 ont donné de bons résultats au bout du chemin des Scouts à l’ouest de Val-d’Or. « Nous sommes heureux de constater que cette source souterraine ne contient pas de PFAS (perfluorés). Maintenant, il nous reste à vérifier la capacité de ce puits. Donc, voici les étapes à venir : 2026-2027 études et validation du meilleur site, ce qui comprend d’autres forages, un essai de pompage et une modélisation de l’aquifère. Si tout est concluant, on plonge dans les plans, les devis et les autorisations en 2028. Ensuite on prévoit le début des travaux en 2029 pour une mise en service de la nouvelle station de pompage en 2030 », détaille le maire Allard.

Poursuite en cours

Fermé depuis janvier 2023 par mesure préventive, le puits d’appoint actuel a été contaminé par les PFAS. Des études ont prouvé que la source de la contamination provenait de l’aéroport de Val-d’Or. Preuve en main, la Ville de Val-d’Or a donc déposé une poursuite. Elle vise des organismes publics et des entreprises liées à l’utilisation et à la fabrication de mousses extinctrices contenant des PFAS. « On sait maintenant d’où vient la contamination. Oui ! On aurait pu construire une usine de traitement temporaire pour décontaminer l’eau. C’est possible techniquement. Mais c’est très coûteux. On aurait pu également utiliser le traitement par résines. Le projet pilote réalisé avec la Polytechnique de Montréal a donné des résultats prometteurs, mais il reste encore des enjeux environnementaux à régler. Alors, c’est pour toutes ces raisons que la solution privilégiée par le conseil est de trouver une nouvelle source d’eau potable. C’est plus durable, plus sécuritaire à long terme et cette solution est moins coûteuse sur la durée de vie des installations », termine M. Allard.

PFAS

Rappelons que les PFAS sont des substances chimiques très résistantes. On les retrouve dans plusieurs produits du quotidien : mousses extinctrices, emballages alimentaires, produits industriels. On les appelle parfois les « polluants éternels ».

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