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Fonderie Horne : entre doute et incertitude, la CSN presse le gouvernement d’agir

5 février 2026

par : Ricardo Jr Emmanuel

photo : : De gauche à droite : Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Shawn Smith, président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. CP : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel

À la suite de l’annonce de Glencore Canada, mardi dernier, de la suspension des investissements majeurs à la Fonderie Horne, la situation demeure jusqu’à présent incertaine. Toutefois, la CSN croit qu’une entente est encore possible entre Glencore Canada et le gouvernement du Québec.

De passage à Rouyn-Noranda, ce jeudi, la présidente de la Confédération des Syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville estime que le gouvernement doit donner des indications claires permettant d’atteindre deux objectifs, notamment de garder l’usine ouverte et avec les meilleures normes environnementales.

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« Il doit y avoir moyen de fixer un seuil pour l’arsenic avec des échéanciers réalistes en fonction des travaux nécessaires et de prévoir un nombre d’années suffisant pour qu’on ne revive pas la saga actuelle dans un avenir rapproché et qu’on lève enfin l’incertitude. »

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Caroline Senneville, présidente de la CSN | Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel

L’entreprise a été déjà à 300 ng/m3 d’émissions, maintenant elles sont à 44 ng/m3. Selon les informations, l’entreprise serait prête à atteindre la cible de 15 ng/m3, si le gouvernement leur accorde suffisamment de temps pour atteindre cette cible.

« Il faut se doter d’un plan de match et le suivre pour être capable de le faire, afin de respecter à la fois l’environnement, la population de la région, mais aussi pour que l’usine puisse survivre, parce que c’est aussi 600 emplois directs et 3000 emplois indirects, plus de 230 M$ dans l’économie locale », détaille-t-elle.

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L’entreprise Glencore insiste pour maintenir la cible 15 ng/m3 exigée

Kevin Gagnon, président de la FIM–CSN, estime que cette norme est réaliste même s’il pense qu’il faut toujours travailler pour diminuer davantage les émissions d’arsenic. Il reconnaît que l’entreprise fait de nombreux efforts de son côté pour assurer leur pérennité. « Des investissements garantis de 1 G$ en cinq ans et 300 M$ sur l’environnement de la qualité de l’air, ce sont des montants respectables et qui montrent le sérieux dans leur démarche. »

Toutefois, il croit qu’on doit trouver un juste équilibre notamment entre l’économie, l’environnement, la santé publique et l’employabilité parce que si la situation se détériore, la fermeture de l’entreprise pourrait avoir un impact majeur sur l’économie de la région.

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Kevin Gagnon, président de la FIM–CSN

Dans un contexte où l’achat canadien est en jeu, M. Gagnon rappelle qu’il serait important que les deux acteurs se concertent et utilisent tous les moyens nécessaires pour régler ce dossier et sécuriser les emplois et l’approvisionnement en cuivre au Canada.

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Le dossier a trop traîné

Le dossier reste complexe, mentionne le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith. « Ce n’est pas la première fois qu’on parle de cette situation dans les médias, j’aimerais que la prochaine fois, qu’on ne parle que du positif. »

À cause de cette situation, plusieurs employés pourraient partir en arrêt de travail. Des employés font face à l’anxiété. La CSN veut tout faire afin de protéger les employés.

« On est fortement convaincu qu’il y a des terrains d’ententes possibles », précise Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

Des attentes

« On demande au gouvernement du Québec et à Glencore de se parler à nouveau et de faire un compromis acceptable pour le bien des travailleurs et aussi pour la région. Il faut trouver une norme qui ne soit ni idéaliste ni laxiste. Il y a des gars qui ne dorment plus, il y a des arrêts de travail, ça devient dangereux. Ça ne peut plus durer ! », indique le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith.

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« Il faut que ça règle, ce dossier a trop traîné », précise Shawn Smith, Mine Noranda–CSN. | Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel

« Ce qui est important pour la CSN, c’est d’avoir un plan de match réaliste. La CSN veut porter un message régional : les deux paliers du gouvernement, particulièrement le gouvernement provincial et le ministre régional, doivent faire leur travail, s’asseoir avec l’entreprise, maintenir leurs canaux de communication pour qu’il y ait une entente, parce que cette incertitude, on ne peut pas la prolonger trop longtemps. »

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