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Legault retourne la balle dans le camp de Glencore et de la Ville de Rouyn-Noranda

5 février 2026

par : Journaliste

photo : Le premier ministre du Québec, François Legault répond à Glencore et à la Ville de Rouyn-Noranda, en compagnie du député de Rouyn-Noranda/Témiscamingue Daniel Bernard. (Photo archives)

Devant l’incertitude créée par l’annonce de la suspension des investissements de Glencore à la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda, le gouvernement du Québec réitère qu’il est prêt à agir afin d’assurer le maintien des activités de l’entreprise dans la région et la protection des emplois, à condition que Glencore fasse aussi sa part et que la Ville de Rouyn-Noranda, comme gouvernement de proximité, se prononce sur l’acceptabilité sociale.

Le premier ministre du Québec et responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, M. François Legault, et le député de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, M. Daniel Bernard, indiquent que le gouvernement est ouvert à accorder jusqu’à sept années de prévisibilité réglementaire, comme le demande l’entreprise, afin d’assurer la stabilité des opérations de la fonderie et de soutenir l’économie régionale. Avant de confirmer ces sept années additionnelles, les élus municipaux de Rouyn-Noranda devront s’assurer qu’il y a une acceptabilité sociale au sein de la communauté, peut-on lire dans le communiqué émis par le cabinet du premier ministre le 5 février, en début d’après-midi.

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Rappelons qu’en décembre dernier, le gouvernement avait déjà offert un délai additionnel de 18 mois à l’entreprise. Glencore a toutefois indiqué que cette période ne permettait pas d’assurer la stabilité nécessaire à ses opérations et exigeait le maintien de la cible de 15 ng/m3. Le gouvernement a alors proposé un renouvellement anticipé de l’autorisation ministérielle afin d’offrir plus rapidement la prévisibilité recherchée. Malgré cette option, l’entreprise a choisi de suspendre certains investissements, créant une inquiétude importante à Rouyn-Noranda et à Montréal-Est, où de nombreux emplois sont en jeu.

Poursuite des discussions

Dans son document, le gouvernement confirme qu’il entend poursuivre ses discussions avec l’entreprise, mais aussi avec la Ville de Rouyn-Noranda, qui doit s’assurer qu’il existe une acceptabilité sociale au sein de la communauté.

« Nous sommes conscients de l’impact de la Fonderie Horne sur l’économie de l’Abitibi-Témiscamingue. Nous avons tous le même objectif : protéger les nombreux emplois qui y sont rattachés, tout en nous assurant de la santé de la population. Nous sommes prêts à faire un pas important en accordant sept années de prévisibilité à l’entreprise, mais celle-ci doit aller de l’avant avec ses investissements. Les élus municipaux ont aussi la responsabilité de confirmer l’acceptabilité sociale de la norme d’émission de la fonderie. Nous allons poursuivre les discussions », a déclaré François Legault, premier ministre du Québec et responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue.

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« Les gens de Rouyn-Noranda veulent des solutions concrètes. Comme député, mon rôle, c’est de faire le lien avec les acteurs locaux sur le terrain. On est prêts à poser un geste important pour l’économie et les emplois, mais ça doit se faire avec des engagements clairs et dans le respect de la communauté », a souligné Daniel Bernard, député de Rouyn-Noranda–Témiscamingue.

Réactions de la Ville de Rouyn-Noranda

« La Ville de Rouyn-Noranda a pris acte de la demande du premier ministre, M. François Legault, dans le dossier de la Fonderie Horne. Aucun commentaire ne sera formulé avant que le conseil municipal ne se soit réuni et qu’une rencontre avec le premier ministre ait eu lieu », a répondu par écrit Gilles Chapadeau, maire de Rouyn-Noranda.

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