Les réceptionnistes, les animalières et les techniciennes en santé animale (TSA) de l’Hôpital vétérinaire Cuivre et Or et de la Clinique vétérinaire de l’Anode ont adopté à l’unanimité leur première convention collective, le 1er février dernier.
Dans un secteur où la rétention de la main-d’œuvre demeure un enjeu majeur, cette convention collective faite du bien à toute la communauté selon les bénéficiaires.
« Cette première convention collective, c’est le fruit d’un an de travail, de réflexion et de solidarité. Ces conditions de travail, on ne les a volées à personne : nous les avons négociées, et nous avons démontré à Daubigny que la réalité des soins animaliers en région éloignée est différente », mentionne Joanie Bélanger, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôpital Vétérinaire Cuivre et Or — Clinique Vétérinaire de l’Anode de Rouyn-Noranda — CSN.
Cette première convention comprend quoi ?
D’une durée de trois ans, jusqu’au 31 janvier 2029, cette première convention collective donne droit à un montant forfaitaire équivalant à 2 % du salaire gagné entre la date de la syndicalisation (12 février 2025) et le 31 janvier 2026 puis un boni de signature de 1000 $.
En ce qui concerne les échelles salariales, elle prévoit pour les (TSA) 15 échelons, progression semestrielle durant les deux premières années, puis annuelle jusqu’à 15 ans. Et, 8 échelons progression semestrielle durant les deux premières années, puis annuelle jusqu’à cinq ans pour les animalières et réceptionnistes.
Deux hausses générales de 2 % sont aussi à prévoir en 2027 et 2028. Au terme de la convention, un TSA débutera sa carrière à 23,99 $/heure et l’échelon final (15 ans et plus) atteindra 35,17 $/heure.
Des conditions plancher pour tous
Comme dans toute convention collective, celle-ci comprend également plusieurs clauses majeures, dont des gains structurants pour la rétention du personnel, l’amélioration de la qualité des services, ainsi qu’un ensemble élargi de congés et de vacances.
L’ancienneté sera désormais déterminée par la date d’entrée en service, et l’expérience antérieure est enfin reconnue.
On prévoit également des avancées majeures en matière de formation et de perfectionnement. Cette convention introduit le remboursement des frais de déplacement pour les formations externes et renforce l’encadrement du processus de certification.
Au total, six techniciennes et techniciens en santé animale [deux par année] pourront obtenir leur certification durant la période couverte par le contrat, leur donnant accès à la prime horaire de 1 $ réservée au personnel certifié.

Félix‑Antoine Lafleur, président CCATNQ. | Crédit Photo : Photo gracieuseté
Le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, monsieur Félix‑Antoine Lafleur rappelle que ces femmes s’étaient dotées d’un mandat de grève générale illimitée le 10 décembre dernier. « Nous sommes heureux de ne pas avoir eu à l’exercer, et encore plus heureux du dénouement de cette négociation. C’est une excellente nouvelle pour l’avenir des soins animaliers dans notre région », précise-t-il.
La présidente de la Fédération des professionnelles (FP-CSN), madame Jessica Goldschleger espère que ces gains inciteront d’autres salariés de clinique vétérinaires à se joindre au mouvement.