La Chambre de commerce et de l’industrie de Rouyn-Noranda, réagit à l’annonce Glencore qui s’apprête à suspendre ses investissements de 300 M$ dans la modernisation de la Fonderie Horne à Rouyn-Noranda.
La Chambre de commerce appelle à des mesures rapides pour éviter un choc durable pour la région. « Pourquoi le gouvernement du Québec ne formule-t-il pas des propositions précises permettant de sauver la Fonderie et ses emplois, tout en assurant un environnement sécuritaire à la population ? Quel rôle joue François Legault, notre ministre régional ? », se questionne Éric Beaupré, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda.
Pour la CCIRN, il s’agit d’un manque de vision et du leadership du gouvernement. Elle encourage les discussions afin que les deux parties arrivent à une solution qui assure un équilibre.
« Le gouvernement demeure impassible face au risque de perdre plus de 3000 emplois directs et indirects au Québec, sans compter les répercussions majeures que cela entraînera pour tout notre écosystème. Aurait-il la même réaction si une telle situation survenait à Montréal ? », ajoute M. Beaupré.
La CCIRN presse les parties de s’entendre sur un plan clair pour éviter la fermeture. Tandis que gouvernement, citoyens et acteurs économiques réclament une baisse des émissions d’arsenic, Glencore se dit prête à investir, mais demande une prévisibilité réglementaire. « Il est impensable d’en arriver à une impasse », conclut Éric Beaupré.