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Le gouvernement Legault vivement critiqué par la CSN

30 janvier 2026

par : Ricardo Jr Emmanuel

photo : Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec (CCATNQ — CSN) | Crédit Photo : photo gracieuseté

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) a présenté mardi dernier son bilan lors de la conférence annuelle et a évoqué également les perspectives pour l’année 2026.

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Selon l’organisation syndicale, l’année 2025 a marqué un recul important pour l’action gouvernementale, au point où le Conseil central estime que le gouvernement du Québec a connu une forme de « déchéance » dans sa capacité à répondre aux enjeux sociaux et économiques.

L’organisation accuse Québec d’avoir multiplié les attaques contre les syndicats plutôt que de s’attaquer aux enjeux majeurs : crise du logement, coût de la vie, accès aux soins, inégalités sociales.

Le président Félix-Antoine Lafleur mentionne que le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) paie le prix pour les politiques mises en place au cours des dernières années. M. Lafleur estime que le gouvernement a tout tenté pour créer de la diversion, et trouver des boucs émissaires. « Pour la crise du logement, c’est la faute des immigrants, pour le système de santé, ce sont les médecins et les travailleurs du réseau et pour les problèmes sociaux et économiques, ce sont les syndicats. »

RJE-Bilan Syndicat 2

Les paramédics ont franchi le cap de 1000 jours sans convention collective. | CP : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel

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Le CCATNQ dénonce une détérioration marquée des services publics en Abitibi-Témiscamingue. En éducation, les compressions budgétaires entraînent une réduction des services aux élèves. En santé, l’arrivée de Santé Québec est perçue comme un accélérateur de démantèlement du réseau régional.

Fermetures de services en santé mentale à Amos et Malartic, abolition de plus de 500 postes, infrastructures vieillissantes ; l’organisation estime que les citoyens paient le prix des politiques d’austérité. Le CCATNQ reproche au gouvernement québécois son manque de vision et d’écoute face aux défis de l’industrie.

Avec le départ du premier ministre et l’élection provinciale à venir, l’organisation prépare déjà ses revendications axées sur la justice sociale. Une grande campagne contre la dévitalisation régionale sera lancée au cours de l’année.

Rappelons que le CCATNQ–CSN représente plus de 6 500 membres répartis dans plus de 60 syndicats de la région.

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