— PUBLICITÉ —

Fonderie Horne : la course contre la montre de François Legault

21 janvier 2026

par : Ricardo Jr Emmanuel

photo : Les discussions se poursuivent alors que l’échéance du 31 janvier approche. | Crédit Photo : Photo gracieuseté

Dans une publication conjointe, la CSN et les Métallos (FTQ) jugent essentiel que François Legault, premier ministre du Québec et ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue, conclue l’entente avec la Fonderie Horne de Glencore à Rouyn-Noranda avant de quitter ses fonctions.

— PUBLICITÉ —

L’incertitude entourant l’avenir de la filière du cuivre s’accentue alors que la procédure de fermeture est toujours fixée au 31 janvier prochain. Cette situation fragilise la sécurité d’emploi et complique le respect des exigences imposées aux installations concernées.

Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN et la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est soulignent que cette incertitude entraîne des répercussions importantes sur la santé psychologique des travailleuses et travailleurs des deux usines, selon un communiqué conjoint.

« Nos membres vivent avec une pression constante depuis 2018, et même depuis plus longtemps encore. Lorsque surviennent des événements hors de notre contrôle, comme l’annonce du premier ministre cette semaine, cela peut amplifier le stress, l’inquiétude et le sentiment d’insécurité face à l’avenir », affirment le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith, ainsi que celui de la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est, Stéphane Côté.

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, estime pour sa part que François Legault doit conclure une entente jugée acceptable avec Glencore avant de quitter ses fonctions. À défaut, un éventuel changement de gouvernement à l’automne pourrait entraîner des délais supplémentaires dans le dossier, prévient-elle. Sinon, le possible changement de gouvernement en octobre va faire perdre beaucoup de temps.

— PUBLICITÉ —

À cette pression s’ajoutent les discussions entourant un possible rachat de Glencore par Rio Tinto, qui alimentent davantage l’incertitude quant à l’avenir de la Fonderie Horne. En cas de fusion, les décisions pourraient être prises à l’échelle mondiale, ce qui rend urgent le règlement du dossier afin que les intérêts du Québec et du Canada soient pris en compte, soutiennent la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et les Métallos.

Dans un contexte de transition énergétique, le cuivre demeure une ressource stratégique. Des projets majeurs, comme l’expansion du réseau d’Hydro-Québec, nécessitent d’importantes quantités de ce métal.

« Le cuivre est essentiel à la transition énergétique, puisqu’il entre dans la fabrication de tous les appareils électriques et électroniques, ainsi que des lignes de transport d’électricité. Il est possible d’en produire selon des normes environnementales comparables à celles du reste du Canada ou de l’Europe. Il ne s’agit pas de donner une passe gratuite à Glencore, mais d’être réaliste quant aux objectifs », affirme Kevin Gagnon, président de la FIM-CSN.

Alors que les échéances approchent et que les discussions se poursuivent, l’avenir de la Fonderie Horne demeure incertain. Les prochaines décisions du gouvernement et de l’entreprise seront déterminantes.

Articles suggérés