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Démission de François Legault

14 janvier 2026

par : Journaliste

photo : (Photo gracieuseté)

Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé ce mercredi 14 janvier 2026, qu'il quittera ses fonctions aussitôt qu'un nouveau chef sera élu à la tête de la CAQ.

Lors d'un point de presse, François Legault est revenu sur son bilan depuis son élection à titre de premier ministre du Québec le 1er octobre 2018. Il a d'abord remercié sa conjointe Isabelle Brais, ses deux garçons ainsi que son directeur de cabinet, Martin Koskinen. Il a poursuivi en saluant le travail de son entourage et a salué les citoyens de son comté, celui de L'Assomption. Il se disait fier d'avoir fondé une vraie famille celle de la Coalition avenir Québec (CAQ). "Lors de la pandémie j'ai essayé de sauver le maximum de vies. J'ai été touché par la grande solidarité des Québécois. Notre nation c'est une belle nation! Depuis 7 ans, on a réussi à battre l'Ontario et le reste du Canada au niveau de la croissance économique par habitant et la croissance du salaire moyen. C'est une belle fierté pour moi ", résume monsieur Legault.

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Des échecs et des succès

Le premier ministre a poursuivi sur ses succès concernant le rattrapage en éducation, santé et en culture. Il a souligné son entente gagnant-gagnant avec Terre-Neuve sur Gull Island tout en mentionnant que le Québec était maintenant mieux positionné dans sa transition énergétique. Il espère être invité à l'ouverture du premier musée de l'histoire nationale du Québec l'été prochain. "Le coeur d'une nation c'est sa culture. Nous avons adopté la loi 21 sur la laïcité, la loi 96 pour renforcer la charte de la langue française. Les Québécois doivent être beaucoup plus vigilants pour l'avenir de leur nation, pour l'avenir du français", lance-t-il.

Un message pour les Québécois

"Je remercie les Québécois de m'avoir confié deux mandats majoritaires. J'aime profondément le Québec. Être premier ministre du Québec a été le plus grand honneur de ma vie. Les Québécois veulent changer de premier ministre. Pour le bien du Québec, je vais quitter", conclut François Legault.

Réactions du PQ

Le chef du Parti Québécois et député de Camille-Laurin, Paul St-Pierre Plamondon a réagi à la démission du premier ministre du Québec, monsieur François Legault .

« Je tiens à souligner l’engagement sincère du premier ministre François Legault envers le Québec et envers les Québécois. Il aura consacré plus de 25 ans de sa vie au service public, dont 7 ans dans la très exigeante fonction de premier ministre. Il l’a aussi fait dans des moments difficiles, comme la pandémie. Nous devons saluer l’homme et l’ampleur des sacrifices personnels qu’il aura faits pour servir durant de nombreuses années.

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Malgré nos désaccords profonds sur les causes de nos difficultés collectives actuelles et sur l’avenir du Québec, François Legault aura toujours été sincère dans sa volonté d’améliorer le sort de la nation québécoise. Il aura passé plus d’une décennie au Parti Québécois à défendre avec vigueur la nécessité que le Québec devienne un pays. En fondant la Coalition Avenir Québec, il aura poursuivi son engagement pour le Québec en essayant de faire des gains pour le Québec à l’intérieur du Canada. Il aura choisi un chemin différent qui vraisemblablement avait ses limites, mais je tiens à reconnaître cette volonté de faire avancer le Québec et d’en préserver sa spécificité linguistique et culturelle.

La journée d’aujourd’hui appartient bien sûr au premier ministre, nous reprendrons les activités et la joute politique normale ultérieurement. »

Le milieu des affaires réagit au départ de François Legault

À la suite de la démission du premier ministre François Legault, la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda (CCIRN) a rapidement fait connaître sa réaction. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l’organisation indique avoir accueilli avec attention l’annonce du départ du chef du gouvernement québécois.

Si cette décision ouvre un nouveau chapitre sur la scène politique québécoise, l’organisation souligne toutefois, avec regret, la persistance d’un déficit de représentation régionale au sein du gouvernement, une réalité qui, selon elle, perdure depuis plusieurs années.

« Ce n’est pas la première fois que notre région est mise à l’écart des grandes décisions gouvernementales. La démission du premier ministre ne doit en aucun cas justifier le ralentissement des dossiers qui touchent directement notre communauté. Nous réclamons une transition rapide, rigoureuse et inclusive, fondée sur une écoute réelle des besoins du milieu », a précisé Stéphane Brown, président de la CCIRN, par voie de communiqué.

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Plusieurs dossiers structurants se trouvent actuellement à des moments charnières. Les enjeux entourant la Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, ainsi que le projet minier Dumont Nickel franchissent des étapes déterminantes qui, selon le milieu économique, ne peuvent être ralenties ou mises sur pause, même temporairement, sans répercussions directes sur l’économie régionale.

« L’Abitibi-Témiscamingue ne peut se permettre un vide politique ou administratif, même temporaire. Nos entreprises et nos travailleurs ont besoin d’un interlocuteur gouvernemental clair, présent et pleinement mandaté pour faire avancer des dossiers majeurs qui sont déjà bien engagés. La transition doit se faire rapidement et avec des garanties concrètes pour la région », affirme M. Claude Balleux, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana, par voie de communiqué.

La Chambre de commerce et d’industrie de l’Abitibi-Témiscamingue (CCIAH) rappelle par ailleurs que la région accuse toujours un retard en matière d’investissements gouvernementaux.

Dans ce contexte, elle souligne l’importance du rôle de ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue, qu’elle considère comme un levier essentiel pour assurer la coordination de l’action gouvernementale, la prise de décisions efficaces et le respect des engagements envers le milieu économique.

La chambre de commerce de Val-d’Or appelle à une continuité rapide dans les dossiers régionaux. « L’Abitibi-Témiscamingue ne peut se permettre de ralentissement administratif ou politique, même temporaire. Nos entreprises ont besoin d’un signal clair quant à la continuité des dossiers structurants, et d’une représentation gouvernementale forte pour soutenir le développement économique de notre région », affirme Jean-Philippe Allard, trésorier de la CCVD, par voie de communiqué.

La Ville de Rouyn-Noranda réagit à la démission du premier ministre

M. Gilles Chapadeau, maire de Rouyn-Noranda, fait part de ses réactions à la suite de la démission du premier ministre François Legault. Selon lui, depuis la désignation de M. Legault comme ministre responsable de la région, la ville bénéficiait d’une écoute particulière de la part du gouvernement provincial.

« Nous avons plusieurs dossiers en cours tels que la zone d’innovation minière, la Fonderie Horne ou encore le projet du legs du 100e anniversaire de la Ville. Ce sont des projets cruciaux pour notre développement, mais qui ne sont pas encore réglés », souligne-t-il.

Bien que François Legault ait annoncé sa démission, il reste en fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau chef de la CAQ. La Ville espère que cette écoute attentive se poursuivra et que des réponses seront apportées aux projets en cours avant le départ définitif du ministre.

« Nous avons quelques inquiétudes pour la suite des choses et souhaitons être rassurés », ajoute le maire. Il confirme avoir déjà pris contact avec le cabinet du premier ministre pour s’informer des prochaines étapes concernant la région. Pour l'instant, il attend leur retour.

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