L’Écart a dévoilé, le 13 janvier 2026, la programmation hivernale de sa nouvelle saison, qui rassemblera à Rouyn-Noranda des artistes de la région et d’ailleurs autour de propositions audacieuses, sensibles et résolument ancrées dans les enjeux contemporains. À travers expositions et résidences, la saison invite à repenser nos rapports au corps, à la terre, au langage et à l’histoire, tout en célébrant la pluralité des vécus et des formes de résistance.
La saison s’ouvrira le 12 février avec les expositions de Dominique Sirois, fernando belote (FERN) et Véronique Doucet. Dominique Sirois présentera La chambre virtuelle, une installation immersive qui convoque l’alchimie et le surréalisme pour réfléchir à la métamorphose, à la création féminine et aux tensions entre matière, savoir et intelligence artificielle. À l’issue d’une résidence à l’Écart, FERN proposera une installation indisciplinée en céramique et en lettrage autour du Bajubá, un sociolecte afro-trans brésilien, explorant la queérisation du langage comme geste de résistance décoloniale. De son côté, Véronique Doucet amorcera un nouveau cycle de création marqué par une posture contemplative et introspective, où la forêt, les héritages et le soin deviennent des espaces de réflexion et de recueillement.

Indaca p(B)ajubeyra : parler en code pour occulter le savoir – fernando belote (FERN) (Photo : Gracieuseté – L’Écart)
Le 16 avril, L’Écart accueillera une seconde vague d’expositions avec Nico Williams, Lou-Raphaëlle Paul-Allaire et Alex Alisich, ainsi que Kyle Alden Martens. Nico Williams présentera Le Cadeau, un projet sculptural en perlage abordant les relations d’échange entre les peuples autochtones et les colons français, entre beauté matérielle et critique coloniale. Le duo Lou-Raphaëlle Paul-Allaire et Alex Alisich développera une proposition collaborative et performative, mêlant son, image et présence corporelle dans une démarche intuitive et célébratoire. Kyle Alden Martens proposera quant à lui une installation sculpturale jouant avec les codes du vêtement, du luxe et de l’échelle pour questionner les normes liées au genre, au corps et au temps.
La saison se poursuivra avec le stage d’été rémunéré pour la relève, dont l’exposition finale sera présentée dans la vitrine de L’Écart, ainsi qu’avec une résidence de création de Salomay Julien, qui développera une installation-performance sonore explorant la voix comme espace de résistance face aux tensions sociales, industrielles et environnementales propres au territoire abitibien.