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Budget 2026 de Ville-Marie : limiter l’impact sur les citoyens malgré des investissements majeurs

21 décembre 2025

par : Karen Lachapelle

photo : Photo gracieuseté

Pour son premier budget à la tête de la Ville de Ville-Marie, le maire Sébastien Lebel et le conseil municipal ont dû jongler avec un contexte particulier, marqué à la fois par la fin de grands chantiers, un nouveau rôle d’évaluation foncière et une pression accrue sur les finances municipales. Le budget 2026 se veut ainsi un exercice d’équilibre entre la capacité de payer des citoyens et la poursuite d’investissements jugés nécessaires pour l’avenir de la municipalité.

« On savait qu’il y avait déjà de gros investissements qui avaient été entrepris et qui allaient se terminer en 2026. Gros investissements veut aussi dire emprunts, et ces emprunts-là, il faut les rembourser. Il y avait donc une pression supplémentaire sur le budget, mais le conseil avait donné des orientations très claires pour limiter le plus possible l’impact direct sur les comptes de taxes des citoyens », explique le maire.

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L’entrée en vigueur du nouveau rôle d’évaluation 2026-2027-2028 a entraîné une hausse moyenne de 26 % de la valeur des propriétés résidentielles à Ville-Marie. Afin d’éviter une augmentation équivalente des comptes de taxes, la Ville a revu son taux de taxation à la baisse, qui passe de 1,10 $ à 0,93 $ du 100 $ d’évaluation. Selon les données municipales, l’augmentation moyenne du compte de taxes et des services pour une résidence sera de l’ordre de 2,5 % en 2026.

« L’impact réel dépendra toujours de la situation de chaque citoyen, selon la façon dont sa propriété a augmenté par rapport à la moyenne. Mais pour une maison évaluée à 200 000 $ qui passe à 250 000 $, donc une hausse de 25 %, on parle d’une augmentation d’environ 2,4 % sur le compte total de taxes et de services. On a vraiment voulu limiter au maximum l’effet du nouveau rôle. »

Le budget 2026 prévoit des dépenses totales de 7,7 M$, une hausse de 4,4 % par rapport à 2025, alors que les revenus municipaux augmentent de 5,14 %. Une part importante des dépenses est consacrée aux services directs à la population, notamment dans les secteurs des loisirs et de la culture, qui représentent environ 21 % du budget municipal. « Quand on regarde le budget, on voit beaucoup d’argent investi dans les loisirs, les parcs, les espaces verts, la marina, le camp d’été et les activités culturelles, incluant les spectacles. C’est le bout le fun du budget, mais aussi un service très important pour la qualité de vie des citoyens. »

Parmi les principaux projets en cours, la réfection du centre Gérard-Caron arrive à terme. L’équipe municipale doit réintégrer les lieux dès janvier, avec une nouvelle salle multifonctionnelle et une salle du conseil modernisée, pour un investissement avoisinant les 9 M$. À cela s’ajoute le remplacement du système de réfrigération de l’aréna, un projet de 2,4 M$, subventionné à hauteur de 1,4 M$, dont l’installation est prévue à l’été 2026, avec l’objectif de patiner sur une nouvelle glace dès l’automne.

Le parc des Clubs poursuit également son développement, bien que certains éléments pourraient être reportés selon l’évolution des coûts. L’usine de déphosphatation, un autre projet d’envergure, est quant à elle prévue davantage vers 2027, avec une aide financière substantielle, mais demeure incontournable pour répondre aux normes environnementales.

En parallèle, la Ville souhaite relancer le développement résidentiel, notamment dans le secteur de la rue Sabourin, en direction du Maxi. « On n’a presque plus de terrains disponibles à Ville-Marie. Ajouter quelques terrains, sans faire du développement à grande échelle, c’est important pour l’avenir. Mais avant toute chose, il faut construire un bassin de rétention pour gérer les eaux de ruissellement. Juste ce bassin représente un investissement d’environ 670 000 $, avant même de faire une rue », explique M. Lebel, qui souhaite néanmoins inscrire ce projet dans la planification des prochaines années.

Du côté des quotes-parts, la Ville a été relativement épargnée par la hausse des coûts de la Sûreté du Québec, qui n’augmentent que de 1,2 % en 2026. En revanche, les contributions à la MRC et à la Régie intermunicipale ont bondi de 8 % et 8,8 %, représentant à elles seules près d’un million de dollars du budget municipal.

« La MRC a perdu beaucoup de subventions et les municipalités ont dû compenser, malgré un effort réel pour réduire le budget global. Ce genre d’augmentation, on ne pourra pas la maintenir année après année tout en gardant des hausses raisonnables pour les citoyens. C’est clairement un élément à surveiller pour les prochaines années », conclut Sébastien Lebel.

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