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Trois diplômés de l’UQAT au tableau d’honneur canadien de l’examen final commun des CPA

19 décembre 2025

par : Karen Lachapelle

photo : Adam Gélinas (Photo : Gracieuseté)

Trois diplômés de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue se sont démarqués à l’échelle nationale lors de l’examen final commun des comptables professionnels agréés tenu en septembre dernier. Adam Gélinas, d’Amos, Nicolas Robert, de Val-d’Or, et Zachary Sabourin, de La Sarre, figurent parmi les 56 meilleurs résultats au Canada et ont été inscrits au tableau d’honneur canadien.

L’examen final commun, mieux connu sous l’acronyme EFC, constitue une étape incontournable pour tous les candidats qui aspirent au titre de CPA. « Tous les étudiants qui veulent obtenir le titre de comptable professionnel agréé au Canada doivent réussir cet examen-là. C’est une étape obligatoire dans le processus », explique François-Michel Dénommé, directeur du DESS en sciences comptables, Unité d’enseignement et de recherche en sciences de la gestion, à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

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Offert deux fois par année, l’EFC attire toutefois le plus grand nombre de candidats lors de la session de septembre. « C’est là où il y a le plus de gens qui se présentent pour écrire l’examen », précise-t-il. En septembre 2025, environ 4 000 candidats ont pris part à l’examen à l’échelle du pays, avec des résultats dévoilés au mois de novembre.

L’ampleur de l’épreuve en surprend plus d’un. « Ce n’est pas un examen de trois heures. Il se déroule sur trois jours », souligne M. Dénommé. La première journée comporte une épreuve de quatre heures, suivie d’une deuxième journée de cinq heures et d’une troisième de quatre heures. Les étudiants de l’UQAT s’y présentent après avoir complété leur baccalauréat en sciences comptables ainsi que le DESS, un programme intensif de deuxième cycle d’une durée d’un an.

Pour cette cohorte, huit étudiants de l’UQAT ont réussi l’examen, un résultat qui s’inscrit dans une certaine constance au fil des ans. « D’année en année, les taux de réussite sont très élevés », affirme le directeur du programme, tout en précisant qu’il ne peut divulguer les chiffres exacts. Ce qui distingue toutefois cette cohorte, c’est la présence de trois étudiants au tableau d’honneur canadien. « Sur les 56 meilleurs résultats au Canada, il y en a 19 du Québec. Et parmi ceux-là, on a trois gars de l’Abitibi. »

Selon M. Dénommé, il s’agit d’un résultat exceptionnel, même si l’université a déjà connu des succès similaires par le passé. « La dernière personne de l’UQAT qui avait été inscrite au tableau d’honneur de cet examen-là, c’était en 2010 », rappelle-t-il, tout en mentionnant que dans les années 1980, plusieurs diplômés de la région s’étaient aussi distingués, à une époque où l’examen prenait une forme différente.

François-Michel Dénommé

François-Michel Dénommé (Photo : Gracieuseté)

Quant aux raisons expliquant ces résultats, le directeur du programme parle d’un ensemble de facteurs. « Oui, ce sont de bons étudiants, mais au-delà de ça, ce sont trois personnes extraordinaires. Ce sont des gars d’équipe », insiste-t-il. Il tient d’ailleurs à souligner le rôle de l’ensemble de la cohorte. « Je ne veux jamais oublier les cinq autres personnes. Ils ont travaillé énormément ensemble toute l’année. »

Le DESS en sciences comptables repose largement sur le travail collaboratif. « On fait beaucoup de travail d’équipe, ils étudient ensemble, ils ont des évaluations ensemble », explique-t-il. Cette dynamique s’inscrit dans un programme particulièrement exigeant. « Ils sont en classe environ 40 heures par semaine pendant neuf des douze mois précédant l’examen. C’est une année très intense. »

L’UQAT a également mis en place un environnement adapté pour favoriser la réussite. « On a créé un milieu de vie à l’université. Ils ont une classe qui leur est dédiée, aménagée en fonction de leurs besoins et de ce qu’on veut faire en classe. » À cela s’ajoute l’apport d’une équipe d’enseignants et de chargés de cours spécialisés. « Ce sont des experts dans leur domaine, des gens qui viennent parfois de l’extérieur, mais aussi de la région, et qui sont tous actifs sur le marché du travail. »

Les employeurs régionaux jouent aussi un rôle important dans la formation des futurs CPA. « Pendant les trois mois où ils ne sont pas en classe, ils vont chez leurs employeurs. Plusieurs sont dans des cabinets comptables, et ils sont super bien soutenus par ces milieux-là. »

Selon lui, cette mobilisation collective explique en grande partie le succès observé. « C’est vraiment multifactoriel. L’université, les enseignants, les partenaires, les employeurs, tout le monde est dédié à la réussite de ces étudiants-là. » Depuis son arrivée à la direction du programme en 2017, M. Dénommé affirme n’avoir jamais constaté de baisse d’engagement. « À l’interne comme à l’externe, je n’ai jamais vu les gens baisser les bras. »

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