Des étudiants du programme de Sciences humaines du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue sont plongés la tête la première dans l’histoire de Val-d’Or et de Rouyn-Noranda à l’occasion des anniversaires respectifs de ces deux villes.
C’est dans un cours d’histoire populaire des Amériques contemporaines que la tâche de fouiller divers éléments de l’histoire de Val-d’Or et de Rouyn-Noranda a été proposée aux étudiants par le professeur Martin Baron. « Il faut dire qu’il y a un beau concours de circonstances qui arrive exactement à ce moment-ci avec le 90e anniversaire de Val-d’Or et les célébrations entourant le 100e anniversaire de Rouyn-Noranda », explique-t-il.
Le souhait de M. Baron était de soumettre le même travail aux étudiants des deux campus. « On veut toujours proposer une activité pédagogique signifiante et authentique aux étudiants, mais parfois on n’y parvient pas. À voir l’engagement des étudiants dans ce projet, je pense que l’objectif a été atteint. » Les étudiants ont dû se déplacer dans les bureaux de la Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or et du Centre d’archives de Bibliothèque et Archives nationale du Québec à Rouyn-Noranda.
Occasion d’apprendre sur l’histoire locale
Le projet réalisé est le résultat d’une belle collaboration établie avec la Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, Le Citoyen et Radio Boréale d’une part, et la Société du 100e de Rouyn-Noranda, Chun FM, la Société d’histoire de Rouyn-Noranda, BAnQ et Le Citoyen encore une fois pour ce qui est de Rouyn-Noranda.
Les étudiants ont mentionné qu’ils ont eu le sentiment d’en apprendre plus sur l’histoire locale, un sujet peu abordé selon plusieurs. Esther Arsenault, originaire d’Amos, songe à s’inscrire en enseignement primaire à l’université. « Au début, je ne pensais pas que ça m’intéresserait, et puis à la fin, c’est vraiment intéressant! » a-t-elle mentionné. Jade Beausoleil de Val-d’Or, qui pense s’inscrire dans le même programme, va dans le même sens : « C'était un projet vraiment différent de nos travaux de session habituels. Plonger dans l'histoire de notre ville permettait vraiment d'approfondir nos connaissances générales sur notre région. En plus, aller à la Société d'Histoire et de Généalogie était une expérience vraiment stimulante, qui faisait changement des livres et articles historiques habituels. »

Jade Beausoleil, étudiante en Sciences humaines du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue entourée de Josée St-Jean et Geneviève Petit de la Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or. (Photo : Gracieuseté Jade Beausoleil)
Une passion ou un intérêt qui se confirme
Victoria Larose-Gervais, originaire de Rouyn-Noranda, songe à aller étudier en histoire ou en enseignement de l’histoire. « J’ai aimé avoir la latitude de choisir mon sujet de recherche, j'avais envie de raconter l'histoire des gens qui ont habité le territoire, l'histoire des gens marginalisés qui doivent aussi, à mon avis, être présentés comme les pionniers de notre communauté. » De son côté, Éloit Bolduc, qui est originaire de Val-d’Or et qui songe à faire des études en sexologie, mentionne que son grand-père lui a transmis un intérêt pour les archives photographiques. « Mon grand-père, qui est un ancien photographe pour la Sûreté municipale de Lebel-sur-Quévillon, a accumulé une tonne de photos, dont plusieurs sur la ville de Val-d’Or. En parlant de mon sujet, il m’a dit qu’il avait des photos là-dessus, et il me les a montrées. Ça m’a permis de discuter avec lui de l’histoire de la ville. »
Au terme de la petite rencontre impromptue avec quelques étudiants, Coralie Gosselin avait le sourire aux lèvres en disant « c’est le dernier travail d’histoire que je remets de ma vie, dans le dernier cours d’histoire de ma vie! ». Mais en réfléchissant à haute voix, elle qui souhaite s’inscrire en enseignement du français au secondaire, elle revient sur ses propos et devait admettre : « Ouin, il y a de l’histoire quand on fait de la littérature! Et donc ce n’est pas mon dernier travail d’histoire. »