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Pignon sur rue pour l’Atelier Aux mille feuilles

14 décembre 2025

par : Joanie Dion

photo : La coupe officielle du ruban rouge imprimé en direct sur place. (Photo : Le Citoyen – Joanie Dion)

Le 13 décembre dernier, les artistes membres de l’Atelier Aux mille feuilles inauguraient leur nouveau local, situé au 140, 8 rue à Rouyn-Noranda. C’est en compagnie des membres du conseil d’administration, des donateurs ainsi que de quelques personnalités politiques que la coupe du ruban rouge, imprimé en direct sur les lieux, s’est déroulée.

Alors que l’ancien local commençait à devenir trop petit pour les besoins de l’Atelier, le propriétaire de l’immeuble qui abrite le nouveau local, Denis Bureau, a contacté Aux mille feuilles. Il avait un projet en tête. « Il savait que le cordonnier Drouin prenait sa retraite. Ainsi, le local se libérait. Ça s’est enclenché assez rapidement, ça a été une décision plutôt logique pour nous. Denis avait sa vision, on trouvait qu’on manquait d’espace. Les astres se sont alignés pour nous », raconte Julie Dallaire, vice-présidente de l’Atelier Aux mille feuilles.

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« Notre but premier est la production et, par conséquent, la pérennité de l’art imprimé dans la région », résume-t-elle. Le local est désormais assez grand pour contenir toutes les presses dont l’Atelier Aux mille feuilles dispose et en attend d’autres à venir. « En étant au 140, 8 rue, on gagne beaucoup en visibilité et en accessibilité. On assure beaucoup plus ainsi la pérennité de notre regroupement d’artistes, et ce ne sont que de belles choses à venir. »

L’Atelier Aux mille feuilles est, certes, un centre d’arts imprimés où il est possible de produire des œuvres en estampes, mais surtout, il représente un lieu de rencontres et d’échanges, pour les artistes membres. « Je trouve ça vraiment agréable de pouvoir bénéficier d’un lieu où il y a de l’équipement spécialisé en arts imprimés. Ce sont des équipements qui sont gros et dispendieux. Chaque artiste ne peut pas nécessairement s’équiper totalement pour travailler sa technique en arts imprimés. Je trouve aussi que la vie associative et de rencontrer des artistes et d’échanger, c’est vraiment nourrissant pour des pratiques artistiques. L’aspect collectif, ça me parle vraiment beaucoup », exprime Édith Laperrière, artiste en arts visuels longtemps impliquée dans le CA de l’Atelier Aux mille feuilles, maintenant membre régulière qui vient imprimer à l’Atelier.

Comment s’assurer de la pérennité d’un lieu de ce genre? « J’ai fait un travail de consultation auprès des membres pour voir ce qui était à remplacer, et voir leurs besoins pour les équipements qu’on n’avait pas. Pour aussi apporter de nouveaux équipements pour avoir de nouvelles techniques qu’on n’avait pas encore, mais qui sont pratiquées ailleurs. On se met à jour et au niveau, toujours pour se dire qu’on peut accueillir des artistes d’ailleurs et rester compétitif par rapport aux autres centres d’artistes en arts imprimés », explique Élise Massy, chargée de projet pour le projet de pérennisation de l’Atelier. « En région, on est unique, surtout en étant, ici, en Abitibi-Témiscamingue. C’est vraiment important [d’entretenir le projet] parce que ce sont des techniques qui demandent de gros équipements, qui sont quand même rares et dispendieux. De plus, ça demande beaucoup d’équipements parce que les techniques souvent se chevauchent et en nécessitent plusieurs pour arriver à un résultat final. »

Devenir membre

Il faut traverser un processus d’apprentissage et de parrainage afin de devenir artiste membre de l’Atelier Aux mille feuilles. « Généralement, on y va avec une procédure de mentorat. […] J’ai suivi un cours d’initiation à l’art imprimé, et j’ai eu un coup de cœur. Donc, j’ai pu devenir membre aspirante. À la fin de mes cours, j’ai pu devenir membre artiste. Si vous êtes des artistes aguerris, à ce moment-là, on peut revoir la formule », ajoute Julie Dallaire.

« Je suis devenue membre à mon retour de l’université. J’ai étudié au baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Trois-Rivières et je me suis spécialisée en estampes. Quand je suis revenue en région, j’ai commencé à travailler ici et je voulais avoir un lieu pour pouvoir continuer mes explorations. C’est là que j’en ai entendu parler. J’ai été parrainée par Louis Brien, j’ai rencontré tous les artistes. Ça a comme été magique et j’ai voulu rester ici et travailler avec eux », témoigne Édith Laperrière.

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