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Poursuivre son rêve d’écrire

11 décembre 2025

par : Joanie Duval

photo : Gracieuseté

En 2019, Patrick Mercier a décidé de quitter son emploi et de vendre maison et biens pour poursuivre son rêve d’écrire un premier roman de fantasy. Halthos, La légende commence, publié aux Éditions les 3 colonnes, est sorti au printemps dernier. Il s’agit du premier tome d’une série où on suit la quête de gloire et de reconnaissance d’un messager devenu barde.

Le Rouyn-Norandien de 40 ans, qui a grandi dans le quartier Bellecombe, travaille maintenant dans le domaine des pièces automobiles, un emploi qui lui permet de continuer d’écrire. L’écriture a toujours fait partie de sa vie, avec comme première forme la chanson.

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« C’étaient plus des chansons au départ, je mettais mes émotions dedans et ce que j’aimais dedans. Mais je ne voulais pas le dire aux autres ce que j’écrivais, c’était pour me vider la tête. Donc je ne voulais pas partager mes chansons même si j’en ai écrit plus de 50. J’ai toujours écrit, mais je n’ai jamais rien sorti parce que j’étais trop gêné », a exprimé l’auteur.

Inspiration Donjons & Dragons

Depuis l’âge de 17 ans, Patrick Mercier s’adonne aux jeux de rôles comme Donjons & Dragons et les grandeurs natures. « J’ai créé le personnage dans une partie de Donjons & Dragons. C’est dans mes premiers personnages du jeu. J’écrivais un journal pour dire ce qu’il se passait chaque jour avec lui. Le résumé de la série est là-dedans », a-t-il raconté.

C’est ce qui a fait que le récit est à la première personne, « comme si le héros nous racontait son histoire ». Il ne faut toutefois pas croire tout ce qu’Halthos raconte. « C’est sa version de l’histoire, donc parfois ça peut être erroné. On peut dire que quelquefois, il embellit les choses à son avantage. Il est narcissique, vantard. Il va aider les gens, mais c’est parce qu’il pense que lui ça va l’aider. Il veut que les autres parlent en bien de lui, il veut être célèbre. C’est un anti-héros, mais gentil. En fait, sa motivation, c’est qu’il veut que le monde pense qu’il est gentil, mais avec son passé et tout, ce n’est pas le plus gentil », explique M. Mercier.

Un récit personnel

« J’ai apporté mon vécu personnel dans l’histoire. J’ai essayé de mettre beaucoup d’émotions, parce que j’aime ça ressentir les émotions quand je lis, j’ai plus d’images et c’est plus facile d’imaginer ce qu’il se passe », confie l’auteur qui souhaite que le lecteur retienne le message de ne jamais abandonner. « Il faut toujours poursuivre ses rêves et ne pas écouter les autres, parce que moi j’ai écouté les autres longtemps et ça m’a nui. Si tu as un feeling de faire quelque chose, tu es mieux de le faire sinon tu vas avoir des regrets. Si ça ne marche pas, au moins tu vas avoir essayé. On a toujours peur de ce que les autres vont dire. »

Fait intéressant : le roman commence avec une explication de quelques pages, par Halthos lui-même, pour mettre dans le bain les novices de ce genre littéraire qui fait de plus en plus d’adeptes.

Patrick Mercier a d’autres projets littéraires dans le même univers qu’Halthos, qui explorent d’autres personnages ou éléments du monde. Il sera au prochain Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue. Son premier roman est disponible en librairie au Québec et en France.

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