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« Une formation unique au Québec » en psychothérapie systémique à l’UQAT

1 décembre 2025

par : Davide Buscemi

photo : Gracieuseté Louis Jalbert/UQAT

Ce programme en psychothérapie systémique à l’UQAT est unique au Québec. Il est offert en français et à distance. La gestation du projet a pris deux ans. Professeure à l’UQAT, Ariane Julien en dévoile davantage. Son parcours combine psychologie, travail social et un microprogramme en thérapie stratégique.

En quoi cette formation multidisciplinaire a-t-elle influencé la conception du programme court de 3ᵉ cycle en psychothérapie systémique, présenté comme unique au Québec et offert entièrement à distance?

Ce n’est pas mon background professionnel qui a influencé le tout. Ce programme a été développé par l’École de travail social en collaboration avec d’autres écoles et d’autres programmes de l’UQAT (Art-thérapie, Études autochtones, Unité d’enseignement et de recherche en sciences de la santé, etc.).

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Quelle est la spécificité de cette formation?

C’est une formation unique au Québec. Ce qui est novateur c’est la présence de cours sur le trauma : simple, complexe et historique. Ce dernier trauma doit vraiment être considéré quand on veut œuvrer auprès des personnes autochtones. En outre, nous sommes situés en territoire anicinabe, donc c’était quelque chose qu’on souhaitait faire. Il y aura l’intégration du savoir-faire autochtone, notamment un cours en immersion en territoire autochtone.

Quel rôle attribuez-vous aux universités régionales dans le développement de formations avancées comme ce programme en psychothérapie systémique, notamment pour améliorer l’accès aux services spécialisés dans l’ensemble du Québec?

On joue un rôle fort important. Ce programme a aussi été créé grâce à des comités consultatifs où des professionnels du réseau de la santé et des services sociaux ont pu s’exprimer. Ce programme a été conçu pour répondre aux besoins des communautés. Ce programme est né grâce à nos partenaires : milieux cliniques, autochtones, les ordres professionnels et l’incroyable travail effectué par notre chargée de projet : Sandra Desjardins.

Votre expérience en protection de la jeunesse, en relations d’attachement, en intervention post-traumatique et auprès des familles autochtones se reflète-t-elle directement dans l’approche pédagogique du programme?

Les professeurs et chargés de cours possèdent certainement une expertise en attachement, en thérapie conjugale et familiale. Mais aussi en intervention, en protection de la jeunesse et en contexte autochtone.

Quels constats issus du terrain (détresse familiale, traumatismes, enjeux de sécurité des enfants, prévention du suicide) ont rendu nécessaire la mise en place d’une formation universitaire de troisième cycle en psychothérapie systémique?

Le constat s’appuie sur le manque de professionnels dûment formés en psychologie. Il y a très peu de psychologues et de psychothérapeutes en région pour des besoins majeurs. Sur un plan statistique, on observe des individus et des familles en grand besoin en Abitibi. Les professionnels, qui suivront ces cours auront une meilleure formation, dispenseront de meilleurs services en trauma, au niveau familial et des partenaires autochtones.

Le fait que cette formation soit offerte en français et entièrement à distance permet-il de rejoindre des professionnels répartis dans tout le Québec, voire ailleurs en francophonie?

Le programme est donné à temps partiel. Ça signifie que des professionnels en emploi peuvent venir suivre des cours chez nous sans devoir suivre une formation à temps plein, ce qui est plus difficile pour des professionnels, surtout quand ils sont parents de jeunes enfants. Enfin, l’horaire de cours à l’UQAT nous permet de donner des cours du soir.

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