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Deux patientes parmi mille

28 novembre 2025

par : Joanie Duval

photo : Unsplash

Le Centre de radio-oncologie régional à Rouyn-Noranda a franchi la barre du millier de patients au début du mois de novembre. Le Citoyen s’est entretenu avec deux de ces patientes, Michelyne McFadden et Sylvie Nicole, sur leur expérience respective.

Être soignée près de chez soi

Résidente du quartier Montbeillard de Rouyn-Noranda, Michelyne McFadden combat depuis le 6 novembre 2019 un cancer à myélome multiple qui a fragilisé ses os. Elle est en rémission depuis octobre 2020, avec toutefois une prise de médication de chimiothérapie jusqu’en décembre 2024.

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« La nouvelle de cette maladie a frappé plus mon conjoint, qui ne se voyait pas se retrouver seul. Les enfants ont été traumatisés en me voyant souffrir à l'hôpital Sacré-Cœur de Montréal. Par la suite, lors de l'autogreffe, ils ne pouvaient pas venir me voir ni eux ni mon conjoint durant un mois. Je suis revenue à Rouyn-Noranda, mais l'oncologue-hématologue de la région est parti pour pratiquer à Ottawa. Je me suis retrouvée sans médecin en oncologie, suivie par un médecin interne pendant plusieurs mois, ce qui m'a stressée », raconte la dame retraitée depuis une vingtaine d’années.

L’arrivée du Centre de radio-oncologie régional a permis à cette bénévole engagée dans son milieu de recevoir des soins près de chez elle et de diminuer l’inquiétude, tout comme les déplacements à l’extérieur de la région.

« Je suis encore suivie par un oncologue de Montréal et un interne en oncologie de Rouyn-Noranda. Il y a maintenant un oncologue et un hématologue ici, mais puisque mon dossier a débuté à l’hôpital Sacré-Cœur, le suivi est fait par eux aux trois mois. S'il y a quelque chose, je rencontre l’oncologue d’ici. Ce qui est arrivé en décembre 2024, après des résultats qui montraient que mon foie se détériorait à cause de la médication chimio. Ils ont décidé que je l'arrête. J'étais tellement contente de cette décision qui a enlevé les effets secondaires », souligne Mme McFadden.

« Actuellement, je suis quand même bien et très heureuse d'être bien suivie en oncologie! L'infirmière pivot est une perle et les infirmières qui prennent soin de nous durant les traitements sont très attentionnées. J'ai toujours eu l'impression d'être bien suivie et bien entourée depuis l’arrivée du centre », conclut-elle.

Rassurée par l’équipe

Sylvie Nicole, semi-retraitée qui assume une charge de cours à l’UQAT dans le programme de travail social, a débuté ses traitements au Centre de radio-oncologie régional en septembre. Elle devrait les terminer en février.

« Je suis très satisfaite des soins que j’ai reçus. Les infirmières sont présentes et donnent les soins avec attention. Ce n’est pas simple de se retrouver sur la chaise du patient et on sent que le personnel est conscient de cette réalité », témoigne-t-elle en soulignant la position de vulnérabilité dans laquelle elle se retrouve.

Depuis le début de ses traitements, elle s’est sentie rassurée par l’équipe multidisciplinaire du service de cancérologie régional. « Il y a un travail d’équipe visible et on se sent vraiment écouté et pris en charge. Justement, cette semaine, je ne me sentais pas bien et j’avais beaucoup de douleur, donc j’ai appelé le service [de radio-oncologie] et on m’a tout de suite rappelé et aidé. On sent le sérieux et la compétence de l’équipe, mais aussi l’empathie et c’est rassurant », confie Mme Nicole. « Je trouve qu’on est chanceux d’avoir le centre ici, à Rouyn-Noranda. Je suis reconnaissante de la qualité des soins et d’y avoir accès près de chez moi. »

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