Les chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue et la Fédération des chambres de commerce du Québec ont souligné, le 26 novembre, l’urgence d’appuyer le projet Dumont Nickel, considéré comme un levier majeur pour l’économie régionale et pour la stratégie québécoise en matière de minéraux critiques et stratégiques.
La région traverse une période difficile, en particulier en raison des tensions persistantes dans le secteur forestier, et cherche des projets capables de stabiliser l’emploi, d’attirer l’investissement et de soutenir la vitalité économique des communautés. Les chambres de commerce rappellent que l’exploitation de minéraux critiques fait désormais partie des priorités nationales et qu’elle représente une occasion concrète de renforcer la souveraineté industrielle.
Dès 2026
Le projet Dumont Nickel constitue, selon elles, un chantier transformateur pour la région. Déjà autorisé et soutenu par les acteurs locaux, il pourrait amorcer sa construction dès 2026.
Le développement envisagé s’inscrit dans les orientations mises de l’avant récemment par le premier ministre Mark Carney. Celui-ci a insisté sur l’importance des minéraux critiques et des investissements dans les régions, ainsi que dans la vision économique défendue par le premier ministre François Legault, qui place l’industrie minière au cœur de ses priorités.
Aligné sur les objectifs liés aux chaînes d’approvisionnement nord-américaines, à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle, Dumont Nickel offrirait des retombées importantes : emplois de qualité, contrats pour les fournisseurs locaux, dynamisation de l’économie régionale et revenus significatifs pour l’État.
Les chambres de commerce d’Amos, Val-d’Or, Rouyn-Noranda et La Sarre, de même que la FCCQ, affirment que Dumont Nickel répond directement à leur mission : soutenir les entreprises, consolider l’emploi et contribuer à une diversification économique jugée essentielle dans le contexte actuel. Le projet représente un exemple concret d’innovation et de développement durable dans la filière des minéraux critiques et stratégiques, à un moment où la région cherche à se projeter vers l’avenir avec des projets structurants.
Réactions
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie d'Amos-Harricana, Claude Balleux, a expliqué que « le projet Dumont Nickel n’est pas une abstraction : il est à nos portes, et son impact serait immédiat pour nos travailleurs, nos familles et nos entreprises. Dans un contexte où la crise forestière fragilise notre économie locale, Dumont représente un ancrage solide pour assurer notre stabilité et préparer l’avenir ».
« Notre région est prête, nos entreprises sont mobilisées […] Il est maintenant indispensable que le gouvernement du Québec envoie un signal clair et rapide pour permettre à Dumont de passer à l’action. »
Le président de la Chambre de commerce de Val-d’Or, Sébastien Richard, a déclaré qu’un « projet de cette ampleur stimulerait la croissance des entreprises régionales de l’écosystème minier, véritables leviers d’innovation et de développement durable. Il contribuerait à la création d’emplois, à la prospérité de [la région] ».
La directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie d'Abitibi-Ouest, Carole Paradis, estime que « le projet Dumont Nickel représente une occasion stratégique pour l’Abitibi-Ouest. Il s’agit d’un moteur de développement économique durable qui peut renforcer notre position dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des métaux critiques. [C’est] une chance unique de consolider l’emploi, d’attirer de nouveaux investissements et de soutenir la vitalité de nos entreprises locales ».
La souveraineté économique
À l’échelle du Québec, la FCCQ juge que la relance économique dépend d’un meilleur dynamisme des régions, d’une attractivité solide pour les investissements et d’un appui clair aux secteurs jugés stratégiques. La PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Véronique Proulx, pense que « le projet Dumont Nickel contribuerait à accroître la compétitivité et la souveraineté économique du Québec dans le marché des minéraux critiques et stratégiques ».
« Dans une économie mondiale en transformation, le Québec doit accélérer le développement de son potentiel minier qui répond à nos objectifs de transition verte, de développement du secteur de la défense et de dynamisme économique régional. Il faut maintenant des décisions rapides et un engagement clair des gouvernements à l’égard de ce projet. »
L’Abitibi-Témiscamingue et le Québec disposent déjà des entreprises, de la main-d’œuvre et des institutions nécessaires pour aller de l’avant. Il ne reste qu’une décision ferme du gouvernement québécois pour faire de ce projet un véritable moteur de développement durable.