Le 25 novembre dernier, L’Indice bohémien a présenté, en collaboration avec le Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN), le Petit Indice, un journal écrit par des adolescents et des adolescentes, publié à même celui de L’Indice. Cette initiative a pour objectifs de soutenir les jeunes alors qu’ils découvrent le journalisme, tout en leur offrant un espace pour s’exprimer sur la culture et contribuer au rayonnement culturel de l’Abitibi-Témiscamingue.
« C’est venu d’une idée qui date, quand même, de 2017. L’équipe de L’Indice bohémien qui était en place, avec le CA et l’équipe dont je faisais partie, on voulait rajeunir le journal », mentionne Valérie Martinez, directrice générale de L’Indice bohémien. « Comme notre journal est lu par les 30 ans et plus, on s’est demandé comment rejoindre les plus jeunes. » De fil en aiguille est née l’idée de créer un journal pour les jeunes. Cependant, formant une toute petite équipe de deux employés à L’Indice bohémien, le projet ne s’est pas concrétisé immédiatement.
Ce n’est que plus récemment que le CSSRN a recontacté Valérie Martinez. « C’est donc le CSSRN qui est revenu vers moi pour me proposer quelque chose parce qu’ils voulaient eux autres faire un petit journal et voulaient me poser des questions à savoir comment faire, et tout ça. » D’ailleurs, c’est principalement en collaboration avec Nathalie Thibault, qui a coordonné le projet avec les enseignants et la direction du CSSRN, et puis Valérie Martinez avec son équipe de correction et de graphisme, etc., que le projet a vu le jour. « On a [finalement] décidé de partir ce projet-là qu’on avait déjà en tête depuis longtemps. Et on a eu la chance d’avoir la plume des jeunes pour pouvoir sortir ce premier Petit Indice. »
Trois éditions pour commencer
Avec le Petit Indice, on souhaite regrouper éventuellement des textes d’élèves de toute la région et de tous les Centres de services scolaire. Le journal débute avec trois éditions, celle de décembre-janvier, puis de février et mars 2026. « On va en faire probablement trois éditions par année », précise Valérie Martinez. « Par la suite, notre projet est de le rendre régional, comme L’Indice bohémien. C’est certain qu’on va faire participer les autres Centres de services scolaire à Val-d’Or, à Amos, à La Sarre, à Ville-Marie, pour qu’ils puissent eux aussi contribuer avec leurs écoles. Ça se fera dans un deuxième temps. C’est en discussion et en développement. On pourrait faire éventuellement cinq éditions. Comme L’Indice bohémien est distribué dix fois par année, eh bien ça en ferait un sur deux finalement. »
Une activité parascolaire
Les élèves qui écrivent pour le Petit Indice s’impliquent sur une base volontaire, avec l’aide de certains enseignants. L’engouement a dépassé les attentes de Valérie Martinez. « On a eu pas mal de textes, même un petit peu en trop. Mais si un moment donné on a des textes en moins, ce qui peut arriver selon le calendrier scolaire, on pourra également prendre des dessins des plus jeunes sur ce que la culture représente pour eux. »
Enfin, Valérie Martinez a deux souhaits pour le Petit Indice : « Rejoindre plein de jeunes, plein de parents, plein de grands-parents, de tantes et d’oncles qui vont être intéressés par le Petit Indice. Du coup, ça va faire lire L’Indice bohémien un peu plus. C’est une belle initiative qui regroupe bien les deux journaux ensemble. D’ailleurs, je pense que dans le journalisme, on a tous besoin de [soutien] et de gens qui nous relayent par après, et si on peut atteindre les jeunes et qu’ils commencent à l’école où ils peuvent apprendre à aimer cela… pourquoi pas. »