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Arbec suspend les activités de son usine d’Amos le 20 décembre

17 novembre 2025

par : Davide Buscemi

photo : Photo Le Citoyen — archives

Produits Forestiers Arbec a annoncé, le 17 novembre, la mise à l’arrêt de son usine d’Amos à compter du 20 décembre, pour une durée indéterminée. L’entreprise invoque un contexte de marché défavorable qui compromet la compétitivité de cette installation de panneaux OSB.

La direction explique que la demande en recul, la pression à la baisse sur les prix et un coût de fibre moins avantageux fragilisent actuellement l’usine. Arbec considère que cette suspension, bien que difficile, est nécessaire pour préserver la viabilité à long terme de ses opérations et conserver une marge de manœuvre en vue d’un éventuel redémarrage lorsque les conditions économiques s’amélioreront.

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Le président et chef de la direction de Produits Forestiers Arbec, Pierre Janelle, a déclaré qu’ils sont « pleinement conscients des impacts de cette décision sur [leurs] employés, leurs familles et la communauté. C’est une mesure difficile, mais nécessaire pour protéger la pérennité de [leurs] opérations ».

L’usine demeurera intacte : aucun démantèlement n’est prévu. Les équipements seront maintenus, entretenus et sécurisés, et la société réévaluera périodiquement l’évolution du marché. Aucun horizon de reprise n’a pu être avancé à ce stade.

Près d’une centaine d’employés seront touchés par un licenciement collectif conforme à la Loi sur les normes du travail. Arbec s’engage à informer chacun d’eux de ses droits, des indemnités prévues et des mesures d’accompagnement disponibles. Un travail conjoint sera mené avec le syndicat et les autorités gouvernementales, notamment par la mise sur pied d’un comité d’aide au reclassement. Si les conditions se stabilisent et qu’une relance devient possible, les travailleurs mis à pied seront recontactés en priorité.

« Inquiétude et colère » chez Unifor

Unifor Québec s’est inquiétée de l’annonce d’Arbec, une « décision qui touchera près de 100 travailleuses et travailleurs ».

Le directeur québécois d'Unifor, Daniel Cloutier, a expliqué que « derrière chaque "analyse de marché" et chaque "décision difficile", il y a des familles qui perdent un salaire, des communautés qui s'appauvrissent et une région qui se demande encore une fois de quoi demain sera fait. Unifor va être présent aux côtés de ses membres d'Amos pour les accompagner dans cette épreuve, défendre tous leurs droits et revendiquer des solutions durables ».

Le directeur d’Unifor, Daniel Cloutier

Le directeur d’Unifor, Daniel Cloutier
Photo tirée du site Internet d'Unifor

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