Réélu à la tête de la Ville d’Amos le 2 novembre, Sébastien D’Astous aborde ce nouveau mandat avec la même énergie et le même attachement à sa communauté.
« Ce que je retiens de cette campagne, c’est qu’il est toujours difficile de reconnecter avec les citoyens. Au fil des ans, il devient ardu de leur transmettre toute la complexité du monde municipal et de leur faire comprendre ce qu’on fait réellement au quotidien. »
Le maire constate que la méconnaissance des rôles et responsabilités d’une municipalité demeure un défi majeur. « Les gens sont peu intéressés par la gouvernance municipale. Il faut trouver des solutions pour contrer ce désengagement et redonner le goût de s’impliquer. »
En poste depuis dix ans, après six années comme conseiller, il entame donc un quatrième mandat, motivé par la vitalité de sa ville. « Amos est dynamique, vivante, avec un énorme potentiel. Nous avons de grands défis, mais aussi de formidables opportunités grâce à notre écosystème minier et forestier. »
Pour lui, l’un des enjeux les plus criants demeure la reconnaissance d’Amos par le gouvernement du Québec. « Pour une ville de 14 000 habitants, c’est difficile de se faire entendre. Comme région, on a besoin de programmes adaptés à nos réalités. »
Trois projets majeurs retiennent particulièrement son attention : la revitalisation du Vieux Palais en un véritable pôle culturel, la réfection du site de ski de fond et la création de nouveaux plateaux sportifs. « On manque de gymnases pour les élèves du primaire, du secondaire et même du cégep. Cela crée une pression supplémentaire sur la Ville. Il faut des infrastructures modernes pour répondre aux besoins de la population. »
À ces priorités s’ajoute un dossier qu’il juge essentiel pour l’avenir de la MRC : la mise en place d’un transport collectif structuré. « Il faut décloisonner, permettre aux gens de se déplacer, de socialiser, d’accéder aux services et aux soins de santé. C’est un pas important vers une communauté plus inclusive. »
Souhaitant également renforcer la participation citoyenne, il propose d’instaurer un budget participatif. « L’idée serait d’ajouter une enveloppe pour financer des projets proposés et votés par la population. Les gens pourraient débattre des priorités et voir concrètement comment leur implication influence les décisions. »
Le maire rappelle toutefois que les marges de manœuvre financières sont limitées. Sur un budget d’environ 58 M$, une grande partie est consacrée à des dépenses incompressibles. « Les salaires, les ententes à long terme, l’entretien des bâtiments, la dette : tout cela représente plus de 92 % du budget. Ce qui reste, c’est une portion qu’on gère avec rigueur pour investir dans les projets prioritaires. » Amos gère aussi plusieurs services essentiels, comme la distribution d’électricité pour près de la moitié du territoire. « On a un service d’incendie, un aéroport, la Sûreté du Québec… Ce sont des obligations qui grugent une part importante de nos ressources. Il faut donc être créatif et prudent à la fois. »
Satisfait du déroulement des élections et de l’équipe municipale en place, Sébastien D’Astous se dit prêt à poursuivre le travail. « Je suis très fier du climat de campagne, mais j’aurais aimé un taux de participation plus élevé. Il faudra continuer à travailler là-dessus. Je me sens privilégié de pouvoir continuer à faire avancer Amos, avec une équipe solide et des citoyens passionnés. »