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L’Abitibi-Témiscamingue en 2050

7 novembre 2025

par : Christine Morasse

photo : De gauche à droite : Bertrand Fouss (Mouvement Multitudes), Yohan Jalouzot (CRDAT), Émilie Poirier (CJEAT), Émilie Auclair (CJEAT), Lynda Perreault (CRDAT), Madeleine Lefebvre (UQAT) et Akina Matsuo (Mouvement Multitudes). Photo gracieuseté

Le Conseil régional de développement de l’Abitibi-Témiscamingue (CRDAT) dévoile les résultats de sa tournée régionale Rêvons notre région.

À l’automne 2024, le CRDAT a mené une tournée régionale dans les cinq municipalités régionales de comté (MRC) que compte le territoire : Abitibi, Abitibi-Ouest, Rouyn-Noranda, Témiscamingue et Vallée-de-l’Or. Cette démarche visait à donner la parole aux organisations locales afin qu’elles puissent partager leurs rêves et leur vision du développement régional de l’Abitibi-Témiscamingue. Ces réflexions ont émergé au fil d’ateliers participatifs et créatifs, organisés en petits groupes où l’échange, l’écoute et la bienveillance occupaient une place centrale.

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« À la relance du CRDAT il y a quelques années, nous obtenions du même coup l’appui financier de la Fondation André et Lucie Chagnon et l’un de nos trois chantiers prioritaires a été de s’attaquer à la crise du logement. La deuxième priorité, c’est de faire rayonner les initiatives existantes en région et le troisième chantier clé, c’est de développer une vision régionale », explique Yohan Jalouzot, membre du conseil d’administration du CRDAT et employé à l’organisme des Bassins versants du Témiscamingue.

Se projeter en 2050

« Pour amorcer la réflexion collective, les participants ont pris part à une activité ludique et symbolique appelée « La pelote du million ». Le principe était simple : une première personne tenait une pelote de laine et partageait ce qu’elle ferait pour la région si elle disposait d’un million de dollars. Elle lançait ensuite la pelote à une autre personne, qui ajoutait à son tour une idée, et ainsi de suite. Cet exercice a permis de briser la glace, de tisser un véritable réseau de liens entre les organismes présents et de stimuler l’imagination collective. Au fil des échanges, une toile s’est formée, représentant autant la richesse des idées que l’interconnexion des acteurs du territoire. Il s’agissait d’un remue-méninges spontané, sans contrainte, visant à faire émerger des projets inspirants et à révéler les aspirations partagées pour l’avenir de l’Abitibi-Témiscamingue », raconte Yohan Jalouzot.

Parmi les idées, on note : l’électrification du réseau ferroviaire, mixer les RPA et les CPE, implanter des forêts nourricières, structurer un réseau de collectifs d’artistes et d’artisans, créer des tables de concertation, verdir les écoles et CPE. Quelques « Idées folles » ont surgi pendant la tournée : développer un TGV sur le territoire, faire de l’Abitibi-Témiscamingue le 197e pays des Nations-Unies et enfin, non la moindre, proclamer la fin de la guerre de la 117.

Une gouvernance plus locale

« Toutes les MRC mettent un accent particulier sur l’autonomie, qu’elle soit alimentaire, énergétique ou économique. Elles partagent une même vision sur la considération des savoirs autochtones, le développement des coopératives, la création de communautés unies, intergénérationnelles et inclusives, le transport collectif, le covoiturage, l’autopartage et le transport actif, l’éducation populaire, la culture et l’art pour renforcer l’identité locale. En résumé, l’Abitibi-Témiscamingue se dirige vers une gouvernance plus locale et participative, où les enjeux sociaux, économiques et environnementaux sont abordés de manière collaborative. Les cinq MRC convergent vers un modèle de société plus respectueux du territoire, des individus et des générations futures », conclut Yohan Jalouzot.

Le présent rapport ne prétend pas refléter l’ensemble des perspectives régionales. Il constitue plutôt la première étape d’une démarche appelée à se poursuivre, afin d’inclure progressivement l’ensemble des groupes, organisations et communautés autochtones du territoire. Une trentaine de personnes étaient présentes au dévoilement le mercredi 29 octobre au Bistro de l’UQAT à Rouyn-Noranda.

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