Élise Cormier, directrice vocale de Flashdance : « Je suis prête »
Par : Joanie Dion
Le 20 octobre, Gestev annonçait une nouvelle production de Flashdance, à laquelle prendra notamment part Élise Cormier à titre de directrice vocale. Alors que le processus d’auditions est en cours, l’artiste s’apprête à relever un défi d’envergure, forte de plus de vingt ans d’expérience en coaching vocal.
Approchée par le metteur en scène Frédéric Bélanger, avec qui elle collabore depuis plus de six ans sur Le Magicien d’Oz, Élise Cormier a d’abord accueilli la nouvelle avec étonnement. Si l’ampleur du mandat lui a demandé un moment de réflexion, la confiance qu’on lui témoignait l’a rapidement convaincue.
« Je pense que je suis prête. Je pense que je suis rendue là », affirme-t-elle.
Au fil des années, elle a accompagné de nombreux interprètes en coaching vocal et assuré la direction vocale de productions de plus petite envergure. Ce nouveau projet représente néanmoins une étape importante dans son parcours professionnel. Elle se dit particulièrement reconnaissante de la confiance de Frédéric Bélanger, qui a pu constater son travail et son implication musicale au fil de leurs collaborations.
La production lui offre également l’occasion de participer à une version qui laisse une place à la vision artistique de l’équipe. Contrairement à une reprise reproduisant fidèlement une mise en scène existante, cette mouture de Flashdance permettra aux artisans d’apporter leur propre couleur au spectacle, tout en respectant le livret et les partitions.
Un travail d’équipe, de la voix à la scène
Concrètement, le mandat d’Élise Cormier commence dès les auditions. Elle contribue à repérer les interprètes capables de répondre aux exigences vocales du spectacle, dont les chansons rock demandent une bonne technique. Il faut aussi trouver des artistes capables de chanter tout en soutenant un important travail chorégraphique.
« On est comme dans un gros casse-tête en ce moment pour trouver des gens multitalentueux qui peuvent soutenir vocalement un spectacle de cette envergure-là, mais qui savent aussi bouger », explique-t-elle.
Pendant les répétitions, elle travaillera à monter les chansons, à construire les harmonies et à équilibrer les voix. Elle accompagnera également les interprètes individuellement, notamment ceux qui ont moins d’expérience en chant. Sa présence se poursuivra lors des répétitions de mise en scène et de chorégraphie, afin de s’assurer que les performances vocales tiennent le coup lorsque les mouvements s’ajoutent.
Pour elle, l’un des défis sera justement de chanter tout en dansant. Le théâtre musical exige une endurance physique et une technique particulière, surtout lorsque les interprètes doivent maintenir leur qualité vocale malgré l’effort.
Entre nostalgie et émotion
Au-delà de la performance, Élise Cormier souhaite que le public vive une expérience festive, portée par les succès emblématiques du film, dont What a Feeling et Maniac. L’univers des années 1980 sera bien présent, dans une proposition adaptée à 2026. Elle tient toutefois à ce que le spectacle ne se limite pas à une succession de numéros spectaculaires.
« On ne monte pas une revue musicale, on monte un théâtre musical », souligne-t-elle, insistant sur l’importance de l’émotion et de la narration.
Entre l’énergie des chorégraphies, les chansons connues et l’histoire racontée sur scène, la directrice vocale souhaite contribuer à un spectacle à la fois électrisant et humain. Un nouveau défi qu’elle aborde avec enthousiasme, prête à mettre son expérience au service de cette équipe et de cette création.