De la musique pour tous au Conservatoire de musique de Val-d’Or
Par : Joanie Dion
Sous la thématique Ensemble, tissons des liens, la programmation 2026-2027 du Conservatoire de musique de Val-d’Or (CMVD) a pris son envol le samedi 26 septembre, en débutant avec le concert de Pierre-Louis Thérien et Martine Belisle. Avec une variété de numéros et de performance, l’objectif est de varier les genres et d’attirer toutes sortes de publics.
Comme tous les ans, des concerts de classe seront présentés à chaque fin de session, c’est-à-dire des concerts par instruments : la classe de guitare, de piano, de cuivres, etc. « Ça leur permet, aux élèves, de montrer le travail de leur session, ou le fruit du travail de l’année qui est là », souligne Hugues Cloutier, directeur du CMVD. Il ajoute qu’un certain public s’est formé au fil du temps et qu’il suit l’évolution des étudiants chaque année. « On les voit grandir, alors il y a une espèce de complicité qui s’installe avec le public. »
D’ailleurs, les concerts de la relève, avec les étudiants les plus avancés, venant du niveau collégial, reprennent leur place à l’horaire, avec des concerts multi-instruments en fin d’année scolaire.
En plus de cette programmation régulière, cette année, le professeur Neal Bennett revient avec la Grande Fanfare symphonique Le Vent de l’Or. Leur mission, « c’est de faire un concert, un spectacle qui est autour des héros japonais, les héros des mangas, puis les différents trucs comme ça. [Neal Bennett] est allé chercher la musique qu’on retrouve dans ces dessins animés là, ou les différents films, où c’est de la musique qui touche vraiment les jeunes », raconte M. Cloutier.
Par ailleurs, une collaboration revient également à la programmation, soit celle entre la chorale du Conservatoire et l’Ensemble vocal Florilège, deux ensembles dirigés par Isabelle Trottier. « Elle a décidé d’aller dans un répertoire que tout le monde connaît : les Quatre saisons de Vivaldi », précise M. Cloutier. En comparaison avec la version à cordes connue du grand public, Mme Trottier et ses chanteurs présenteront un numéro avec voix s’ajoutant à la musique. « Les entendre avec un chœur, ça, c’est assez particulier. »
D’autant plus que les Midis Musique, chaque dernier vendredi du mois, continuent d’attirer les familles et les aînés. En collaboration avec le comité Les Amis du Conservatoire, les repas servis lors de ces activités contribuent directement à soutenir les étudiants du CMVD. Hugues Cloutier explique que les Midis Musiques sont une source de motivation pour les musiciens participants, qui doivent préparer un numéro pour un moment précis. « C’est une motivation et un ultimatum. […] En début d’année, ce n’est pas toujours évident de se dire qu’il faille absolument préparer une pièce pour dans un mois, devant public », précise le directeur.
Quant au Festival de guitare, ce dernier revient pour une deuxième année consécutive en avril, avec des classes de maîtres et des concerts d’étudiants et de professeurs. Une classe de maître a lieu lorsqu’un « grand professeur ou un maître, un grand musicien qui vient, qui travaille avec nos élèves. C’est comme un cours public », explique M. Cloutier. L’exercice permet entre autres de voir comment un étudiant et un enseignant travaillent sur une pièce pour la peaufiner. L’évolution s’apercevrait en l’espace de quelques minutes seulement. « C’est à ce moment-là qu’on peut comprendre aussi le travail qui se fait au Conservatoire, et puis pourquoi on voit nos élèves évoluer comme ça au fil des années. »
Pour les intéressés, une journée portes ouvertes aura lieu le 21 novembre. Il sera l’occasion pour les curieux d’essayer des instruments. « Il y a des fois, il y a vraiment des petites étincelles », confie M. Cloutier.
Avec la thématique Ensemble, tissons des liens, Hugues Cloutier rappelle l’effet de communauté sur les jeunes. « Ces liens-là, ça peut se faire entre amis, ça peut se faire dans une famille, ça peut se faire dans une communauté, ça peut se faire entre les générations. Mais ce qui est beau, c’est que c’est la musique qui est au centre de ça. Puis le Conservatoire permet justement la rencontre de cette espèce de multitude de rencontres qui sont possibles », conclut-il.