Le candidat Pierre Dufour s’engage à développer la capacité électrique du réseau de la région
Par : Daisy-Anne Gagne
Le 22 septembre dernier, Pierre Dufour, candidat au Parti libéral du Québec (PLQ) dans Abitibi-Est, a fait une annonce concernant le réseau électrique de la région.
La capacité du réseau électrique de l’Abitibi-Témiscamingue sera un dossier économique prioritaire pour M. Dufour s’il est élu le 5 octobre prochain. En effet, le réseau actuel ayant atteint ses limites, cela risque de freiner certains projets et investissements industriels. Un projet majeur évalué à 600 M$ avait d’ailleurs déjà été déposé par Hydro-Québec avant d’être suspendu en 2022. La compagnie d’état prévoyait ainsi la construction d’une nouvelle ligne de transport de l’Abitibi-Ouest jusqu’à Lebel-sur-Quévillon, ce qui représentait environ 150 kilomètres de pylônes.
Ce plan, dont plusieurs étapes sont déjà franchies, pourrait donc s’accomplir advenant l’élection d’un gouvernement libéral : « Un travail considérable a été réalisé sur ce projet ; il a passé le BAPE, les communautés autochtones situées dans le couloir sont en accord et les besoins de nos industriels sont réels. Ce projet doit être relancé », indique le candidat.
L’urgence de ce dossier viendrait d’une contrainte assez particulière : la région réussit à attirer de grands investissements privés, mais la capacité électrique n’est pas suffisante pour alimenter des projets d’envergure. Selon les données du gouvernement du Québec, le rythme annuel des investissements privés atteint une moyenne de 20,5 %, entre 2021 et 2025, tandis que le plafond de l’ensemble de la province est de 6,9 %.
L’objectif derrière cet engagement est simple, pour le candidat : il ne faut pas perdre des milliards de dollars d’investissements potentiels. Ceux-ci, par manque d’alimentation, se voient refusés ou retardés. « Nous avons les ressources. Nous avons les projets. Nous avons les investisseurs. », affirme Pierre Dufour, ajoutant qu’il faut désormais se concentrer sur la question énergétique. Plusieurs projets de développement sont touchés, notamment les nouvelles mines, l’industrie de transformation des ressources et la décarbonation de l’économie.
En conclusion, le candidat libéral affirme : « Nous ce qu’on demande […], c’est de refaire en sorte que ce projet-là, qui a déjà eu tous ses accomplissements et réalisations potentielles, et son acceptabilité sociale, c’est de pouvoir aller de l’avant pour justement greffer davantage d’énergie dans le réseau de l’Abitibi-Témiscamingue. Si on ne le fait pas, ça risque d’être un frein pour le développement économique de notre collectivité. »